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L’outil de recommandation de vote proposé par NousCitoyens

Posté le 19/03/2018 dans Meilleur fonctionnement de la démocratie, Non classé, NousCitoyens.

À l’approche des élections, certains mouvements citoyens et groupes d’intérêt souhaitent émettre une recommandation de vote. Pour tout qui veut défendre ses valeurs dans une démocratie, c’est plutôt un « must ». Il est plus intéressant de recommander des candidats que des partis, mais cela demande un travail considérable. NousCitoyens est l’opérateur technique, qui permet de réaliser facilement et plus efficacement un tel projet.

 

Situation sans notre outil

Certains groupes rédigent un questionnaire permettant d’évaluer quels candidats aux élections défendent le mieux leurs intérêts/valeurs. L’effort pour contacter les candidats est tellement grand, que ces groupes y renoncent et se contentent d’interroger les partis. Suite à un travail d’analyse manuel, ils peuvent alors diffuser, par leurs moyens, le comparatif des partis. A moins d’avoir une couverture médiatique, la diffusion des résultats reste très limitée.
 

Une recommandation de vote est-elle utile et pertinente ?

L’utilité de faire une recommandation est proportionnelle à l’utilité de voter. Si vous estimez que voter ne sert à rien, vous ne vous fatiguerez pas à émettre une recommandation de vote. Nous pensons que voter reste utile, mais ne pouvons développer pas cette question ici. A l’intérieur des partis, les gens ont des avis divergents. Les partis sont des « mini-démocraties ». Il est utile de donner, par les voix de préférence, plus de poids aux candidats qui partagent résolument vos opinions.
Dans une circonscription électorale, il y a de l’ordre de 300 candidats. Si on n’aide pas l’électeur, il ne trouvera pas les candidats qui le défendent le mieux. Les recommandations de vote, tout comme le GPS électoral, sont des indications pertinentes pour aider le citoyen sur son parcours-découverte des meilleurs candidats.

 

Avantages de l’outil offert par NousCitoyens

  • Le Groupe se décharge des tâches administratives, et peut se concentrer sur la communication, sur la mobilisation des électeurs.
  • Le Groupe atteint beaucoup plus de candidats politiques, dans toutes les circonscriptions.
  • Si le Groupe récoltait lui-même les réponses des candidats, il risquerait d’encourir un biais (réponses ‘calculées’).
  • NousCitoyens contribue à la diffusion des résultats.

 

Prestations de NousCitoyens : offre de Basique, € 2.870

Cette option est réservée aux ASBL, associations de fait ou fondations qui ont maximum deux salariés, équivalents plein-temps.

a) Questionnaire
NousCitoyens révise la formulation des questions fermées sélectionnées par le Groupe, en principe une demi-douzaine. Les questions sont traduites de façon à être disponibles en FR-NL-EN.

b) Enregistrement des acteurs politiques ciblés
NousCitoyens fait un effort raisonnable pour trouver et enregistrer dans sa base de données les candidats aux élections visées.

c) Collecte des réponses
NousCitoyens envoie à tous les partis et tous les candidats ciblés un courriel d’invitation à répondre au questionnaire. Des courriels de rappel sont envoyés régulièrement à ceux qui n’ont pas répondu.

d) Outil de campagne
Afin d’augmenter le taux de réponse des candidats, NousCitoyens offre au Groupe l’outil de campagne. Il s’agit d’une page web permettant d’envoyer, moyennant quelques clics, des rappels personnels aux politiques qui n’ont pas encore répondu aux questions. Le Groupe peut diffuser à tous ses sympathisants le lien URL vers cette page.

e) Publication immédiate des réponses collectées
Tout qui consulte le Répertoire politique de NousCitoyens trouve aisément et gratuitement les réponses des acteurs politiques. Cette banque-carrefour du monde politique est la plus grande en Belgique, publiquement accessible.

f) Production du classement des candidats et des partis
La méthodologie de calcul est la même que pour le GPS électoral. Le Groupe dispose d’un lien vers cette page de résultat dynamique (c’est-à-dire qu’elle est toujours à jour, compte tenu des nouvelles informations récoltées). Le Groupe peut présenter les résultats sous une autre forme, qu’il produira, moyennant la mention : « Classement calculé par NousCitoyens sur base des instructions de [Groupe] ».

 

Prestations de NousCitoyens : offre Premium, € 5.600

En plus des prestations « standard », ce package comprend :

a) Notices
Sur base des informations fournies e.a. par le Groupe, NousCitoyens rédige une note explicative. La notice, de 800 caractères maximum, qui accompagne la question, doit être neutre. Elle explique le contexte et les enjeux, si possible, chiffres à l’appui. La notice est traduite de façon à être disponible en FR-NL.

b) Annonce
La campagne (cf. le (d) ci-dessus) est annoncée dans la newsletter de NousCitoyens, qui est ouverte par environ 25.000 lecteurs, parmi lesquels les journalistes politiques.

c) Partis politiques
Si le courriel de rappel aux partis politiques n’a pas d’effet, des démarches plus personnelles sont entreprises pour obtenir les réponses des partis. Ceci concerne les partis avec au moins un député.

d) Page d’explication (service opérationnel prochainement)
NousCitoyens publie, pour chaque question, une page inventoriée, accessible par son moteur de recherche, où figurent toutes les informations disponibles concernant la question. Notamment une statistique sur les prises de position des acteurs politiques. Ceci concerne les questions qui sont de la compétence d’au moins un parlement.

e) Vote virtuel au parlement (service opérationnel prochainement)
Dans cette page d’explication figurera le résultat d’un vote virtuel de chaque parlement concerné: si la question était soumise aujourd’hui à votation au parlement, quel serait le résultat. Le calcul se fait sur base des réponses des partis, publiées dans le Répertoire politique.

f) Publication de la recommandation
NousCitoyens publie la liste des recommandations de vote produites à l’aide de ses outils. Cette publication n’est envisageable que si un nombre suffisant de Groupes (en principe, dix) ont fait appel aux services Premium de NousCitoyens.

Offre Gold : € 10.000

En plus des prestations « Premium », ce package comprend :

a) Sondage de l’opinion publique
Si vos questions sont reprises dans un GPS électoral, elles feront l’objet d’un sondage de l’opinion publique.

b) Votes parlementaires
NousCitoyens examine si les questions ont fait l’objet de votes parlementaires dans les quatre dernières années et transcrit les résultats dans la page explicative.

c) Avis d’autres personnes influentes
NousCitoyens fait un screening de la presse afin d’identifier les personnes influentes s’étant prononcées sur le sujet (pour ou contre) : professeurs d’université, experts de thinktanks, éditorialistes, etc. Ces personnes sont ajoutées au Répertoire Politique.

d) Article
NousCitoyens publie, dans sa newsletter, un article neutre avec les arguments pour et contre. L’article analyse aussi les réponses récoltées auprès des acteurs politiques.

 

Contact

Jean-Paul Pinon, 0497 527751.
Pinon (at) WeCitizens (dot) be

L’offre ci-dessus est susceptible d’évoluer. Les prix applicables sont ceux publiés sur le site de NousCitoyens le jour de la commande écrite.
Dernière mise à jour: 20/11/2018

Le Répertoire politique de NousCitoyens : Fonctionnement du moteur de recherche

Posté le 18/03/2018 dans Non classé, NousCitoyens.

Moteur de recherche

 

Il y a trois façons de rechercher des profils d’acteurs politiques :

  • introduire (partie d’) un nom (recherche simple)
  • demander une liste filtrée (recherche avancée)
  • utiliser un GPS électoral.

 

Les recherches avancées portent sur 27 critères, regroupés en 3 catégories :

  1. les fonctions politiques
  2. le profil personnel (langue, sexe, âge, parti, etc.)
  3. l’opinion politique, c’est-à-dire en fonction de la réponse à l’une des questions répertoriées.

 

Lors d’une recherche avancée sur le profil (filtres A et B) :

  • Tout utilisateur obtient gratuitement la sélection sous forme d’écrans successifs contenant 10 photos.
  • Le tableau Excel téléchargeable avec la sélection des acteurs politiques et leurs coordonnées principales (au minimum, une adresse email), coûte € 1,95 (fixe) plus € 0,35 par acteur sélectionné. Les utilisateurs connectés avec un ‘login’ obtiennent 25% de remise sur ce prix.

 

Lors d’une recherche avancée impliquant le filtre C (relatif aux opinions) :

  • Tout utilisateur obtient gratuitement une liste plafonnée à 20 lignes. Chaque ligne contient le nom de l’acteur politique et les informations disponibles concernant son opinion sur la question soumise.
  • Le tableau Excel téléchargeable avec l’information complète est payant par PayPal. Il coûte € 1,95 (fixe) plus € 0,35 par acteur sélectionné. Les utilisateurs connectés avec un ‘login’ obtiennent 25% de remise sur ce prix. Le tableau Excel contient, outre l’opinion de chaque acteur politique, ces coordonnées principales, dans la mesure où elles sont disponibles.

 

Explications pour certaines rubriques du Répertoire politique

 

Photo

En 2017, certains droits d’auteurs ont été réclamés sur des photos publiées dans le Répertoire politiques. Une révision complète de la base de données sera faite en 2018 afin d’arriver à une garantie que toutes les photos soient libre de droits d’auteur.

 

Degré de remplissage

Le degré de remplissage des profils personnels est communiqué sous forme de pourcentage. Le mode de calcul est renseigné dans l’enquête de NousCitoyens « Indice de transparence des partis politiques ».

 

Date

Lorsqu’une date est demandée, p.ex. pour déterminer si quelqu’un occupait une fonction politique dans le passé, le résultat indique tous ceux qui ont exercé cette fonction au moins un jour dans l’année indiquée.

Membre d’un parlement

Lorsqu’un candidat est élu, mais qu’il ne siège pas effectivement au parlement, il est indiqué comme membre du parlement pendant un jour (le jour des élections).

 

Exemples pratiques de recherches avancées

 

Comment évolue la proportion de femmes à la Chambre ?

Veillez à ce que le critère « Occupe une fonction politique actuellement » ne soit pas filtrant : cocher aussi bien le « oui » que le « non ».

Faites une sélection sur [Chambre+2013+femme] pour connaître le nombre de femmes dans la législature précédente.

Faites la sélection [Chambre+2013] pour avoir le total des députés fédéraux.

Recommencer avec [Chambre +aujourd’hui+femme]/[ Chambre +aujourd’hui].

 

Qui sont les acteurs politiques habitant mon code postal, toutes fonctions politiques confondues ?

Sélection toute simple sur le critère « code postal »

 

Qui sont les ministres francophones de moins de 40 ans ?

Sélection sur trois critères : « membre d’un gouvernement + aujourd’hui », « langue », « âge ».

 

La liste des interlocuteurs sociaux, avec leurs coordonnées ?

Sélection sur les critères « Syndicat/Patronat » « Interlocuteur social »

Cliquer sur un nom pour avoir les coordonnées, ou acheter le tableau Excel téléchargeable.

 

Combien de bourgmestres sont, en même temps, parlementaires ?

Sélection sur les critères « membre d’un parlement-aujourd’hui » et « bourgmestre »

 

Quels acteurs politiques de la province de Liège ont mentionné l’enseignement parmi leurs priorités politiques ?

Dans le critère « localité » : sélectionner >3999 et <5000

Dans le critère « priorités politiques » : sélectionner « enseignement »

 

Qui sont les candidats de 2014 non-élus les plus populaires ?

Veillez à ce que le critère « Occupe une fonction politique actuellement » ne soit pas filtrant : cocher aussi bien le « oui » que le « non ».

Sélection sur quatre critères : « membre d’un parlement-aujourd’hui : aucun », « membre d’un gouvernement : aucun », « candidat aux élections 2014 : toutes» et « Score électoral : taux de pénétration plus grand que 6% (p.ex.) ».

Remarque : NousCitoyens ne peut pas garantir que tous les candidats non-élus populaires soient répertoriés.

 

Bruxelles, le 18 mars 2018.

Un nouveau membre : Test-Achats

Posté le 13/12/2017 dans Non classé, NousCitoyens.

Test-Achats est une organisation indépendante qui poursuit la défense de l’intérêt des consommateurs en Belgique depuis 1957. Test Achats (et le Groupe Euroconsumers) compte 1.200.000 membres dans cinq pays différents (Belgique, Brésil, Espagne, Italie, Portugal), dont 330.000 en Belgique. Ce groupe dispose de 1200 collaborateurs. En Belgique, Test Achats, a annuellement 400.000 contacts avec les membres (questions, plaintes, interventions, …), 4000 produits testés, 1200 mentions et apparitions dans la presse, …


A l’occasion de l’adhésion de Test-Achats comme nouveau membre de l’assemblée générale de NousCitoyens, notre rédaction a interviewé monsieur Jean-Philippe Ducart, Manager Public Affairs & media relations.
 

Quel âge à Test-Achats ?

L’asbl Test-Achats a été fondée en 1957 par des bénévoles, sur l’exemple de précurseurs britanniques et américains. La base de cette diffusion d’informations était nouvelle pour tout le monde : les tests comparatifs de produits. Pour la première fois, dans notre pays, une organisation osait comparer les qualités et les défauts de produits, en allant jusqu’à conseiller ou déconseiller un produit par rapport à un autre.  Test-Achats est le principal interlocuteur des autorités belges sur les questions qui touchent à la protection du consommateur depuis plus de 50 ans. Au fil des décennies, Test-Achats a évolué pour devenir une grande organisation de consommateurs qui, grâce à sa collaboration avec d’autres organisations, joue désormais aussi un rôle au niveau européen.
 
Quelques moments importants :

  • 1957 : Fondation de Test-Achats (plus précisément, de l’asbl Association belge des consommateurs) par un groupe de bénévoles.
  • 1959 : Premier numéro du magazine Test-Achats, avec des tests comparatifs de produits et la désignation de Maîtres-Achats. Il s’agissait initialement d’une publication trimestrielle, qui est devenue rapidement un bimestriel, puis un mensuel.
  • 1959 : Test-Achats est cofondateur de l’IOCU (International Organisation of Consumers Unions), qui deviendra plus tard CI (Consumers International).
  • 1960 : Fondation, à Bruxelles, du BEUC (Bureau européen des unions de consommateurs), porte-parole des consommateurs auprès des instances européennes. Test-Achats est l’un des 6 membres fondateurs.
  • 1961 : Création du Conseil belge de la consommation. Il compte 27 membres, dont Test-Achats.
  • 1972 : Test-Achats est cofondateur de l’ETG (European Testing Group, aujourd’hui ICRT), une forme de coopérative européenne constituée de plusieurs organisations de consommateurs. Objectif : effectuer des tests en commun en réalisant des économies d’échelle.
  • 1983 : Création d’un Service d’Aide Individuelle chargé d’aider personnellement les affiliés.
  • 1986 Création d’un service Lobby, chargé de la représentation des consommateurs, et qui deviendra plus tard le service Lobby & Presse.
  • 1987 : Accord de collaboration avec OCU (Madrid), qui conduit à la publication de revues espagnoles sur le modèle de Test-Achats et Budget & Droits.
  • 1989 : Accord du même type avec le Comitato Difesa Consumatori Altroconsumo (Milan), qui assure la publication de revues consuméristes.
  • 1991 : Accord de collaboration avec DECO (Lisbonne) qui publie la revue de défense des consommateurs Pro Teste.
  • 1994 : En réponse à la demande grandissante d’informations fiables sur la santé, lancement de la revue Test-Santé.
  • 2002 : Accord de collaboration avec l’Associação Brasileira de Defesa do Consumidor pour le lancement du magazine de consommateurs Pro Teste Brésil.
  • 2015 : Test Achats lance Test Connect qui aide les consommateurs dans l’environnement digital…

 

Test-Achats réalise des enquêtes et des tests comparatifs, publie des résultats pour informer et sensibiliser les consommateurs. Mais, parfois, on a l’impression que Test-Achats prend des positions plus politiques. Est-ce conforme à ses statuts ?

 
Test-Achats est une organisation de consommateurs qui a notamment pour objectif statutaire de faire entendre la voix de ses membres mais aussi des nombreux consommateurs confrontés à des problèmes de consommation.

 

L’organisation de consommateurs s’inscrit dans le mouvement de la société civile, en sollicitant le monde politique et/ou en étant sollicité par les décideurs pour améliorer le statut du consommateur, au travers notamment de son département Public Affairs & Media Relations.

Son expertise doit aussi servir à l’intérêt général, et donc, il arrive souvent que Test-Achats soit amené à prendre position. L’objectif reste avant tout la défense des intérêts des consommateurs tout en s’abstenant de toute appartenance politique ou philosophique.

 

Une prise de position est toujours précédée d’une réflexion en interne partagée par les porte-parole, les experts dans leur domaine et les responsables de l’organisation. Cette réflexion est soutenue par des enquêtes de terrain, d’opinion ou encore des tests techniques. De cette manière, tout le travail en amont est valorisé et mis en avant non seulement pour informer et sensibiliser les consommateurs mais aussi pour faire bouger les choses et les décideurs politiques.

 

Les actions lobby de Test-Achats produisent-elles des résultats ?

On ne peut pas s’attendre à ce que le monde des décideurs accepte systématiquement les revendications de l’organisation de consommateurs. Certaines actions aboutissent, comme par exemple, l’instauration de la procédure en action collective, la suppression de l’indemnité forfaitaire de résiliation en télécom et en énergie  ou encore l’égalité des sexes en matière d’assurances.

 

Certaines informations apparaissent dans les médias avant que les membres ne les aient reçues via leur magazine. Les membres cotisants trouvent-ils cela normal ?

Chaque mois, chaque semaine, chaque jour,  Test-Achats sélectionne des informations importantes en matière de consommation pour les communiquer vers le plus grand nombre, dans l’intérêt général.  Dans certains cas, c’est l’actualité qui le dicte ainsi, ou bien c’est une demande d’un journaliste imposant une réaction. Il va de soi que l’intérêt de nos membres passe avant tout mais parfois les circonstances imposent de communiquer des informations importantes en dehors des publications uniquement mensuelles. Internet et les réseaux sociaux permettent toutefois d’éviter ces frustrations et de combler la ligne du temps de l’information qui est , elle, de plus en plus rapide. L’objectif est d’informer les consommateurs et l’opinion publique en temps réel, cela nécessite donc des adaptations par rapport au planning des revues « papier ».

Une partie non négligeable de l’information ne reste néanmoins accessible qu’aux membres de Test-Achats. Par ailleurs, en tant que membres de l’association, ils profitent d’autres services tels que l’assistance individuelle, les avantages financiers …

 

Test-Achats mène de plus en plus souvent des actions visant à mobiliser un grand nombre de consommateurs comme des actions collectives (class action) ou des pétitions. A quel titre et pour quel objectif ?

Les organisations de consommateurs anglo-saxonnes, sœurs de Test-Achats, utilisent le vocable de « debate, protest and claim » pour parler de certaines actions visant à défendre les intérêts de leurs membres et des consommateurs. Il s’agit d’une démarche très naturelle visant à mobiliser l’opinion publique et les consommateurs par rapport à une problématique particulière de consommation comme des pratiques commerciales déloyales, des hausses de prix ou de tarifs, des décisions politiques défavorables ou encore des situations diverses de crise.

Pour ce faire, Test-Achats, comme d’autres acteurs de la société civile, utilise le moyen des pétitions ou de l’action judiciaire de groupe ou collective. Le but est de faire pression sur les entreprises et/ou les décideurs.

 

Par cette voie, on demande au consommateur ou au citoyen de s’inscrire à l’action soit pour faire changer les choses, soit pour obtenir une compensation ou une réparation d’un dommage subi. Sans cette mobilisation, la personne prise isolément ne fera rien ou n’obtiendra rien, suivant en cela la maxime de l’union fait la force.

Test-Achats est en mesure légalement et techniquement de mobiliser et de coaliser ces forces individuelles. Tous ensemble, on est plus forts face aux grandes entreprises ou encore face aux décideurs.

 

Test-Achats est-il réellement indépendant vis-à-vis des marques et des fabricants ?

Comme mentionné dans nos divers canaux, « le travail de Test-Achats exige une totale indépendance d’un point de vue financier, politique, idéologique. Les prises de position et les conseils ne sont conditionnés par aucune pression extérieure ».

 

L’indépendance fait partie de l’ADN de Test-Achats. Indépendance rime avec crédibilité.  Même si des contacts sont établis et entretenus avec des entreprises ou des fédérations professionnelles, ou encore avec le monde politique, ils le sont uniquement dans le but de mieux informer le consommateur et de mieux connaître les produits et services sur le marché. En aucun cas, une entreprise ou un parti politique ou un quelconque acteur extérieur ne peut influencer le travail de l’association. Test-Achats est au service de ses membres et des consommateurs, et non au service d’une cause commerciale ou politique ou philosophique. C’est ce qui fait notre marque de fabrique depuis 60 ans.

 

Bruxelles, 12 décembre 2017.

 

Democratie.Nu, notre nouveau membre oeuvrant pour la démocratie directe

Posté le 31/05/2017 dans NousCitoyens.

Les mandataires publics sont censés veiller aux intérêts du citoyen.  Néanmoins il existe des conflits entre les intérêts du citoyen, et les intérêts personnels et collectifs de ceux qui ont le pouvoir. Pour gommer cette situation de conflit, Democratie.Nu plaide pour l’instauration de la démocratie directe.  Le moyen le plus concret est la consultation populaire.  Mais Democratie.Nu veut un changement politique plus radical.  Cela inclut un parlement avec des citoyens tirés au sort et l’élection directe du pouvoir exécutif.  Nous avons pu interviewer le chef de projet, David Joëts, à ce propos.
 

Monsieur Joëts, quels sont les problèmes que Democratie.Nu veut solutionner ?

Pour le moment nous vivons dans une démocratie avec une représentation indirecte avec peu de moyens pour le citoyen d’avoir son mot à dire.  Contrairement à ce qu’on nous fait croire, nous ne sommes pas dans une démocratie, mais dans une particratie.
 

Il y a 60 ans le citoyen se retrouvait intégré dans les « piliers » de la société.  Sur la plupart des questions, il pensait plus ou moins la même chose que ses confrères de piliers.  Le pilier disposait d’organisations de masse qui incluait le citoyen individuel et qui représentait l’opinion du groupe : des syndicats et des églises jusqu’aux médias et les partis politiques.  Le citoyen avait confiance dans ces organisations et se sentait représenté par eux.  Il avait peu le besoin de développer son jugement individuel.

 

A partir des années 60, cela change.  Les gens ne se sentent plus comme un groupe mais comme des individus.  Ils veulent se forger une opinion personnelle sur toutes sortes de choses, en s’affranchissant du socle idéologique, lié aux conceptions du pilier.  De plus en plus de citoyens sont insatisfaits de devoir céder leur voix à des représentants, et de n’avoir plus rien à dire durant quatre ans. On veut soi-même prendre part aux décisions.

 

Cette situation demande des nouvelles structures politiques, pour redéfinir le concept de démocratie.  Au fait ça revient à prendre au sérieux le principe d’égalité qui est à la base de la vie politique et judiciaire.

 

Quel est la vision de Democratie.Nu ?

Pour nous, fonder un nouveau parti politique n’est pas une solution, car le système en tant que tel est problématique. Tant que le peuple n’est pas en mesure de voter pour ou contre des propositions de loi concrètes, tant que le peuple ne dispose pas d’une compétence législative et qu’il n’y a pas de souveraineté populaire, il y aura peu de choses qui vont changer.  Nous nous battons alors uniquement contre les conséquences et les symptômes, pas contre la cause.

 

Les gens vont avec les meilleures intentions dans la rue pour manifester contre le changement climatique, la politique d’asile ou contre l’achat d’avions de combat. Mais cela les distrait du vrai problème.  La revendication populaire se disloque.

 

Il faut que les citoyens se rendent compte du manque de démocratie.  La clé des problèmes de société ne se trouve-t-elle pas justement dans l’instauration de la souveraineté populaire?

 

Voulez-vous nous éclairer un peu plus sur le concept de souveraineté populaire ?

La démocratie signifie littéralement le pouvoir au peuple.  Dans une démocratie on ne reconnaît aucune autorité supérieure au peuple : le peuple est souverain.  Dans une démocratie les lois tirent leur autorité du fait qu’elles sont décidées par ceux qui doivent s’y soumettre.  Ceci va dans le sens de ce que le philosophe français, Rousseau, appelait le contrat social : les lois sont légitimes parce qu’elles sont des accords libres entre citoyens égaux et majeurs, qui forment ensemble la communauté de droit.

 

Dans un système représentatif comme le nôtre la souveraineté populaire n’est pas garantie.  Les citoyens n’ont pas d’autre choix que de déléguer, une fois tous les cinq ans, leur droit de décision à un petit groupe de représentants du peuple, qui disposent ensuite d’un monopole du droit de décision.  Ainsi d’une manière structurelle des lois peuvent aboutir, sans qu’une majorité les soutienne.  Le peuple peut, bien sûr, décider de ne pas réélire les élus aux prochaines élections, mais il ne peut pas s’opposer à ce que des lois soient adoptées à l’encontre de la volonté d’une majorité des citoyens.

 

Pour quand même appeler notre système démocratique, on fait appel à la notion de mandat.  Les citoyens auraient donné, durant les élections, un mandat au parlement.  C’est de la fiction, puisque le mandat est imposé.  On ne demande jamais aux citoyens s’ils veulent bien mandater, et, si oui, sous quelles conditions.

 

Quelle est votre stratégie ?

Democratie.Nu vise l’instauration, par trois pistes, de la souveraineté populaire.

Piste 1. L’instauration d’un référendum contraignant d’initiative populaire.

Ainsi, la population peut réaliser directement du travail législatif, aussi contre la volonté du politique.  Avec les référendums les citoyens peuvent eux-mêmes placer des dossiers ou des propositions de loi dans l’agenda politique.

 

Piste 2. La composition du parlement par des citoyens tirés au sort

En France on trouve un site internet avec le titre suivant : « Il n’appartient pas aux personnes au pouvoir de déterminer les limites de leurs compétences.  Nous voulons donc une assemblée constitutionnelle démocratique et tiré au sort. »

 

Democratie.Nu ambitionne une réforme politique en profondeur, où le travail préparatoire et législatif est effectué par des citoyens tirés au sort et non plus par un parlement de politiciens professionnels.  Après, chaque proposition de loi peut être présentée à la population par le biais d’un référendum.

 

Piste 3. L’élection directe du pouvoir exécutif (=le bourgmestre, les ministres, le gouvernement).

La particratie ne sera démantelée que lorsque les citoyens pourront eux-mêmes décider de la composition du gouvernement.

 

Ce sont des objectifs ambitieux.  Est-ce qu’ils sont réalistes ?

Nous y allons progressivement.  Pour l’instauration d’un référendum contraignant d’initiative populaire on a prévu des étapes pour y arriver.

 

Etape 1 : revaloriser le droit de pétition.

Democratie.Nu a instauré pour le citoyen le site internet www.petitie.be.

 

Etape 2 : Le prochain pas logique consiste à familiariser le grand public avec un autre grand instrument de démocratie directe : la consultation populaire régionale.  Le plus récent projet de Democratie.Nu se focalise sur cette consultation populaire régionale en Flandre.

 

Democratie.Nu a soumis récemment au parlement flamand une proposition décret d’exécution favorable au citoyen.  Cette proposition de Democratie.Nu ayant été rejeté, le mouvement citoyen veut continuer à exercer une pression à travers une pétition.

 

Etape 3 : Obtenir le référendum contraignant d’initiative populaire.

Ceci est possible par une « simple » modification de la constitution (article 33). Democratie.Nu ambitionne d’y arriver d’ici 5 à 10 ans.

 

Quelles actions menez-vous en ce moment?

Democratie.Nu fait des recommandations concrètes pour un renouvellement du mode de gouverner.  Democratie.Nu se retrouve souvent en dialogue avec le politique.  Encore récemment Democratie.Nu a formulé une critique circonstanciée sur la note d’intention ‘Participation citoyenne’ du parlementaire flamand de la majorité Willem-Frederik Schiltz (Open VLD).

 

Le 28 octobre 2016, le gouvernement flamand a lancé son livre vert de gouvernance.  Dans ce livre vert il fait 30 propositions. Il décrit à quoi un gouvernement réformateur pourrait ressembler à l’avenir, et quelles sont les priorités.  A cet effet quelques commissions ont également vu le jour.

 

Malgré que le gouvernement veut donner la chance à chaque citoyen, à chaque organisation, à chaque association et à chaque collaborateur de réfléchir activement sur une gouvernance flamande nouvelle, il semblerait que Democratie.Nu n’était pas désiré lors de la tenue d’une de ces réunions publiques d’une commission.

 

 

Est-ce que vous vous adressez également au citoyen lambda ?

Democratie.Nu informe et sensibilise le grand public à travers des workshops, des mini-congrès et des exposés.  Notre association est néerlandophone, et donc principalement active en Flandre.

 
L’ouvrage de référence « Directe democratie », de Democratie.Nu, est traduit en neuf autres langues.  Democratie.Nu tient chaque semaine (le mardi soir de 20h30 à 21h30) une téléconférence où les futures actions sont discutées.  Toutes les suggestions et pistes fructueuses sont les bienvenues.  Vous aimez bien réfléchir avec nous ?  Un ordinateur et une connexion internet stable suffisent pour y participer.

 

D’où viennent vos financements ?

Democratie.Nu est une association indépendante et non-subsidiée, avec le but ultime d’instaurer une démocratie en Flandre et en Belgique.

 

Democratie.Nu doit se professionnaliser d’urgence et ceci n’est pas possible sans ressources supplémentaires.  Votre aide financière est vraiment nécessaire.  Une donation à Democratie.Nu est un cadeau pour vous, pour vos enfants et pour votre prochain.

 

Bruxelles, 31 mai 2017.

Règles pour élaborer le questionnaire d’un système d’aide au vote

Posté le 23/04/2017 dans Non classé, NousCitoyens.

Caractéristiques générales des questionnaires

  1. Les questions doivent être fermées. Au lieu de formuler sous forme de questions, on peut faire des affirmations. Ce que nous appelons le ‘questionnaire’ est alors une liste de positions.
  2. Les questionnaires doivent surtout permettre aux électeurs de découvrir le profil politique des candidats. Il est préférable d’aborder des questions de fond, les choix de société, plutôt que des questions « techniques » de mise en œuvre de ces choix.
  3. Il est inutile de poser des questions sur lesquelles il y a un consensus général. Les questionnaires soumis aux candidats seront plus longs que les questionnaires finaux : il y aura ainsi une marge pour éliminer les questions sur lesquelles les candidats ne se différentient pas (assez).
  4. Chaque question (position) ne peut avoir qu’un seul sens. On ne peut pas avoir de questions composées, ou faisant intervenir plus d’un paramètre.

 

Choix et nombre des questions

‘NousCitoyens’ s’inspire logiquement des questionnaires existants et des programmes des partis.

Si le questionnaire dépasse sensiblement les 20 questions, il convient de donner à l’utilisateur la possibilité de réduire la longueur. Deux formules sont possibles. Soit on donne le choix entre un questionnaire court et un autre long.

Soit on classifie les questions par thème, et on donne à l’utilisateur la possibilité de sélectionner les thèmes sur lesquels il veut travailler.

 

Équilibre entre les thèmes

Plus il y a de questions concernant un thème, plus ce thème aura du poids dans le processus de « matching ».

Chaque question sera pointée comme appartenant à une ou plusieurs rubriques. Pour les élections fédérales on retient la répartition suivante :

  1. Société: culture, religion, bioéthique
  2. Protection sociale
  3. Santé et famille
  4. Enseignement & formation professionnelle
  5. Immigration & intégration
  6. Développement durable, environnement, urbanisme
  7. Énergie & mobilité
  8. Fiscalité
  9. Economie & Emploi
  10. Gestion publique, Fonction publique
  11. Institutions publiques
  12. Justice, sécurité, défense
  13. étrangère & intégration européenne

NousCitoyens peut fournir les statistiques de distribution des questions entre ces rubriques.

 

Neutralité

Le questionnaire doit être rédigé de telle façon que la neutralité de l’auteur ne soit pas mise en cause.

Chaque position sera caractérisée comme reflétant une thèse :

  • De gauche, de droite, indifférente
  • Progressiste, conservatrice, indifférente.

‘NousCitoyens’ veillera à un équilibre entre ces tendances.

On évite aussi tout signe (couleur dans le design, etc) qui pourrait être perçu comme partisan.

 

Rédaction des notices pour chaque question (option)

Une bonne notice résume en 20 à 40 lignes :

  • La définition des termes
  • La situation actuelle (résumé de la loi ou règlementation, etc), le contexte
  • Les enjeux (chiffrés de préférence)
  • L’historique (parlementaire ou autre) de la question
  • Des arguments pour et contre la position
  • Eventuellement des liens vers des articles offrant un complément de synthèse (soit un article factuel, p.e. un site ministériel, soit deux articles engagés en sens contraires).

 

Particitiz: facilitator van de participatie op lokaal niveau

Posté le 23/03/2017 dans Non classé, NousCitoyens.

De traditionele vormen van burgerzin zoals de toetreding tot een politieke partij of een syndicaat hebben hun beperkingen inmiddels aangetoond. De maatschappij en in het bijzonder de jongeren die nog niet volledig hebben afgehaakt, vragen nieuwe vormen van participatie. PARTICITIZ is een van de actoren die nieuwe tools uitwerkt en de burgerraadpleging uitprobeert. Een goede omkadering van het proces maakt het de burger mogelijk om aanbevelingen te doen die de beleidsverantwoordelijken gunstig zullen beoordelen.

 

Mijnheer Dimitri Lemaire, u bent een van de directeurs van PARTICITIZ. Met welke problemen krijgt u te maken?

De vzw PARTICITIZ, ‘Participation & Citizenship’ is uit de volgende bevindingen ontstaan: onze representatieve democratieën vertonen hun beperkingen. De burgers zitten steeds minder op een lijn met hun verkozenen en de verkozenen lijken steeds wereldvreemder te worden. De traditionele vormen van burgerparticipatie zoals de toetreding tot een politieke partij, een syndicaat of een vereniging vertonen een gestage vermindering. Desalniettemin bevordert de komst van de sociale netwerken en recenter de civic technology de onderlinge connectie tussen burgers en versterkt het hun wens om door de volksvertegenwoordigers en in het algemeen door de maatschappij gehoord te worden. Dat verklaart de recente ontwikkeling van een groeiende collectieve bewustwording: we moeten de democratie moderniseren door nieuwe instrumenten te implementeren die de deelname, de raadpleging en de co-creatie begunstigen om zo de manier te doen evolueren waarop burgers met hun instellingen en politieke vertegenwoordigers interageren.

 

Wie zijn de oprichters en hoe verwoordt u uw doelstellingen?

PARTICITIZ is in augustus 2015 opgericht door Jean-Michel De Waele, professor politieke wetenschappen en vicerector aan de Université Libre de Bruxelles (ULB) en twee voormalige raadsleden van het Europees Parlement die van de burgerraadpleging bezeten zijn; Bruno Valette en Dimitri Lemaire. De vereniging heeft twee doelstellingen: enerzijds wil ze de burger de politiek laten ervaren en niet ondergaan, wil ze de representatieve democratie doen evolueren naar een interactieve en open democratie om zo de burgers, verkozenen en instellingen te herenigen. Anderzijds wil ze alle actoren die democratische vernieuwing in onze samenleving verlangen, verbinden en verenigen om synergiën tussen hen te creëren.  Een nieuw open en interactief democratisch model zal onvermijdelijk op een alomvattende manier worden gebouwd in samenspraak met de burgers, de ondernemerswereld, het verenigingsleven, de culturele sector, hoogopgeleiden en de Europese, nationale en lokale politieke instellingen.

 

In die interactieve democratie worden de burgers dus opgeroepen om aanbevelingen te doen?

Om de burger de politiek te laten ervaren, organiseert PARTICITIZ processen van burgerparticipatie en burgerraadpleging en dat face-to-face, online of via een combinatie van beide. Die nieuwe participatieve en deliberatieve voorzieningen zijn aan de openbare overheden, politieke vertegenwoordigers en grote verenigingen en federaties voorgesteld. Ze beogen binnen een bepaald tijdsbestek een divers burgerpanel bijeen te brengen om concrete voorstellen over een bepaalde problematiek in overweging te nemen, te bespreken en te formuleren. De nadruk ligt op het debat en niet eenvoudigweg op het vormen en delen van individuele ideeën en oplossingen, gewoonlijk ook wel ‘crowdsourcing’ genoemd. Voor PARTICITIZ is het raadplegende aspect, en dus de ontmoeting, het luisteren en de uitwisseling, uitermate belangrijke in een proces van burgerparticipatie dat politieke aanbevelingen wil doen. Het is ook essentieel dat de burgers op het einde van het panel de voorstellen bij de openbare overheden en de politieke vertegenwoordigers aanbieden. Zo kan de band tussen de politiek en de burger hersteld worden.

 

Nemen minderbedeelde burgers ook deel?

Opdat een burgerpanel zou slagen, moet er een zekere representatieve diversiteit gewaarborgd worden.  Daarom hecht PARTICITIZ heel veel belang aan aselecte werving. Met die manier van werven bereiken we vaak burgers die over het algemeen niet in het verenigings- of politieke leven actief zijn. Binnen bepaalde projecten gebruiken we een combinatie van de aselecte wervingsmethode en die op vrijwillige basis zodat we een representativiteit waarborgen van bepaalde bevolkingscategorieën die we in het bijzonder zouden willen bereiken. Tot slot vergezelt een comité van deskundigen ieder burgerpanel om de besproken thematiek te duiden en te verkennen.

 

Hoe vestigt u uw vereniging binnen het netwerk van burgerorganisaties?

Om alle actoren die democratische vernieuwing in onze samenleving verlangen, te verbinden en te verenigen, wil PARTICITIZ een democratisch innovatieplatform worden dat een uitgebreid netwerk samenbrengt van burgers, hoogopgeleiden, actoren van de Civic Technology, specialisten in de participatieve en deliberatieve voorzieningen en vertegenwoordigers in de sectoren cultuur, onderneming en politiek. Dat platform organiseert ontmoetingen en debatten over de uitdagingen van een democratische vernieuwing. Door die ontmoetingen is het mogelijk om eventuele synergiën te identificeren tussen de verschillende actoren in de samenleving en vaak ook om nieuwe democratische innovatieprojecten op te starten.

 

Hoe werkt PARTICITIZ momenteel?

PARTICITIZ werk momenteel op basis van een voltijds equivalent dat dankzij het commerciëel aanbod van participatieve processen bij verschillende instellingen wordt gefinancierd. PARTICITIZ mag ook op de steun rekenen van een tiental vaste vrijwilligers die aan het merendeel van de projecten deelnemen. Ze zijn lesgevers, professionelen in de conflictbemiddeling, ondernemers of nog studenten, maar allen van de burgerparticipatie bezeten. PARTICITIZ rekent ook op een vaste kern van een dertigtal moderatoren die volgens onze bemiddelingstechnieken voor burgerdebatten zijn opgeleid. Andere vrijwilligers komen regelmatig bij PARTICITIZ langs om onze acties inzake logistiek, techniek en communicatie te steunen.

 

Wat hebt u concreet behaald?

Sinds de oprichting heeft PARTICITIZ meerdere participatieve en deliberatieve voorzieningen uitgewerkt en georganiseerd, waaronder bijvoorbeeld “Climacteurs – 100 voix pour le climat” (Climacteurs – 100 stemmen voor het klimaat) (www.particitiz.org/climacteurs-100-voix-pour-le-climat) of “Canal Citoyen” (www.canalcitoyen.be). Beide projecten hebben elk meerdere tientallen burgers rond een specifiek onderwerp bijeengebracht.

  • Voor “Climacteurs”, een initiatief van Leefmilieu Brussel en de voogdijminister hebben een zestigtal jonge burgers tussen 18 en 30 jaar oud samen en met de aanvankelijke steun van deskundigen, concrete aanbevelingen gedaan om tegen de klimaatverandering te strijden. De gewestelijke minister van leefmilieu heeft die aanbevelingen naar de onderhandelingen van de COP21 meegenomen.
  • Voor “Canal Citoyen” was het een divers panel van inwoners en werknemers uit de Brusselse gemeenten en wijken langs het kanaal die voor een dag zijn samengekomen om rond de sociale samenhang in hun wijken te werken.

PARTICITIZ is ook partner van bepaalde grootschalige Europese projecten. In 2016 was PARTICITIZ partner van EUENGAGE, een onderzoeksproject van de Universiteit van Siena. Gedurende 11 dagen heeft dat project op internet een panel van meerdere honderden Europeanen verzameld die in 10 verschillende talen op Europees niveau over veiligheid, economie en immigratie hebben gedebatteerd.

Het laatste project is momenteel WAM1080, voor ‘We Are Molenbeek’ (www.wam1080.be). Dat project is een gezamenlijk initiatief van de gemeente Molenbeek en PARTICITIZ en is ontstaan in de nasleep van de aanslagen van november 2015 en maart 2016 die de gemeente Molenbeek flink hebben opgeschrikt. 100 gelote bewoners van Molenbeek zijn uitgenodigd om met elkaar in debat te gaan en naar elkaar te luisteren om voorstellen te doen inzake de strijd tegen radicalisme bij jongeren en de toenadering tussen de gemeenschappen die in hun gemeente verwezenlijkt kunnen worden.

Tot slot werkt PARTICITIZ momenteel met een ambitieus project, “Europees festival van democratie en burgerzin”, dat in het voorjaar van 2019 geboren zou moeten worden en dat burgers, onderzoekers, politici, ondernemers en projectdragers rond conferenties, debatten, tentoonstellingen en feestelijkere activiteiten zal samenbrengen.

Dat project, zoals andere die nog op de de tekentafel liggen, vergen menselijke en financiële middelen. PARTICITIZ, dat momenteel alleen over gerichte financiering beschikt, is dus naar structurele financiering op zoek om haar bedenkings- en bewustmakingsacties omtrent de burgerparticipatie uit te voeren alsook om haar projecten te ontwikkelen.

Interview afgenomen door Jean-Paul Pinon op 13 maart 2017.

Le futur Atlas politique : l’outil de transparence pour mieux situer les acteurs politiques

Posté le 17/03/2017 dans Non classé, NousCitoyens.

Les technologies de l’information ne cessent de nous épater. Nous recevons des réponses à des questions que nous n’avons même pas encore posées : des offres commerciales apparaissent sur notre écran pour les produits précis qui nous intéressent. En revanche, concernant le monde politique, les « catalogues » sont maigres ou difficiles à utiliser. Partant de l’expérience du Répertoire Politique, NousCitoyens prépare le nouvel Atlas politique.

 

Préparation du citoyen pour participer aux élections

Si nous voulons que le citoyen participe plus activement à la politique, il faut l’outiller valablement. Le vote, est la seule forme obligatoire de participation (mais pas la seule !). Nous savons déjà qu’il y a une diminution progressive du taux de participation aux élections, qui est tombé, en Belgique en 2014, sous la barre de 90%. Or, plus que de la quantité, il faut un vote qualitatif, si nous voulons améliorer la gestion publique.

La sélection d’un candidat politique devrait se baser sur trois critères fondamentaux : la proximité politique, la compétence et l’intégrité. Nous n’incluons pas, parmi les critères de choix pertinents, l’attrait de la photo de campagne, ni le temps de parole devant les antennes… Il manque d’outils ergonomiques pour aider le citoyen dans sa recherche.

 

L’électeur a besoin d’un Atlas politique, c’est-à-dire un outil de transparence qui intègre toutes sortes d’informations et fonctionnalités éparses sur le web : les sites des parlements et des partis, Cumuleo, les systèmes d’aide au vote, les sites personnels des acteurs politiques. De même que Google ne remplace par Wikipedia, Internet ne fournit pas la synthèse permettant de jauger les candidats politiques. Les systèmes d’aide au vote sont une fonctionnalité bien utile mais insuffisante pour voter en connaissance de cause. Le système d’aide au vote renseigne sur la proximité idéologique des candidats, mais pas sur les deux autres critères fondamentaux de sélection.

 

Travaux en cours pour élaborer le nouvel Atlas – collaboration avec l’UCL

Depuis les élections de 2014, NousCitoyens s’efforce de créer un meilleur cadre de travail pour l’électeur pressé. Le Répertoire Politique, publié depuis 2015, est une sorte de banque-carrefour du monde politique. Mais ce n’est encore qu’une étape vers la création d’un Atlas politique, qui sera plus complet, interactif, participatif, ergonomique et accessible.

 

Grâce à l’UCL, un grand pas a été franchi. En vertu d’un accord entre NousCitoyens et le professeur Kim Mens, les 80 étudiants inscrits au cours de « software engineering » ont fait, fin 2016, leur exercice pratique sur les logiciels de NousCitoyens. Un cahier de spécifications de plus de cent pages leur a permis de bien comprendre les objectifs à atteindre. M. Jérémy Blampain, de l’ASBL Banlieues, assiste NousCitoyens dans ses développements informatiques. Il a fourni les lignes directrices, permettant d’avoir un logiciel aisément adaptable. Il va assurer, tout au long de 2017, l’intégration des travaux des étudiants dans le système informatique de NousCitoyens. Malgré le travail de haute qualité fourni par les étudiants, il reste encore beaucoup de travail avant d’être opérationnel avec les nouvelles fonctionnalités. NousCitoyens cherche d’urgence € 9.000 pour financer ces travaux.

 

Contenu de la base de données

L’Atlas politique reprendra les informations déjà offertes dans le Répertoire Politique : données de contact, quelques données personnelles (sexe, âge, parti, nombre d’enfants, croyances), les CV académique, professionnel, politique, la liste des mandats, les trois succès personnels, les quatre priorités politiques, les derniers scores électoraux, le niveau de transparence (calculé sur base de la quantité d’informations fournies dans ce profil).

 

L’Atlas complètera les profils personnels en introduisant quelques nouvelles rubriques : rémunération pour l’activité publique, statistiques d’activité parlementaire, expérience politique, liens de parenté avec d’autres mandataires politiques, lien vers des articles décrivant son comportement politique.

 

Nous posons aux acteurs politiques des questions politiques fermées, auxquelles il répond oui ou non. Il peut commenter sa réponses en fournissant un commentaire. L’Atlas ajoute des nouveautés. Si l’acteur modifie sa réponse ou participe à un vote parlementaire, l’Atlas en conserve l’historique. Si le visiteur constate une absence de réponse, alors que l’acteur politique s’est exprimé ailleurs sur la même question, le visiteur peut répondre au nom du politicien. Il s’ensuivra un processus de validation.

 

Chaque question politique fera l’objet d’une page spécifique, précieuse par son contenu. Un menu, basé sur des thèmes politiques, permettra de rechercher une question, et donc la page correspondante. Le visiteur y trouvera une brève explication (moins de 500 caractères) permettant de bien comprendre la question posée. Un lien permettra de trouver une explication plus approfondie. Si un parlement a débattu cette question, on trouvera ici les références, et le résultat du vote. Un graphique montrera comment se distribuent les acteurs politiques par rapport à cette question.

 

L’élément le plus intéressant ou, en tout cas le plus original, de cette page relative à une question politique, est le vote virtuel au parlement. Un graphique montre quel serait le résultat du vote si la question y était soumise à cet instant au vote de tel parlement.

 

Alimentation de la base de données

Pour alimenter cette base de données, on combine quatre différentes sources. D’abord, l’équipe de volontaires de NousCitoyens encode en permanence des informations trouvées sur Internet : de l’ordre de 7000 mises à jour par mois. Ensuite, l’acteur politique reçoit périodiquement un hyperlien lui donnant accès à son profil, avec pouvoir d’édition. NousCitoyens négocie avec les parlements des procédures de transmission d’informations. Le but est de pouvoir importer dans la base de données de NousCitoyens des tableaux Excel fournis par chaque parlement. Finalement il y a le grand public qui pourra introduire dans le système des informations, moyennant validation par NousCitoyens. Voilà donc un premier élément de participation citoyenne !

L’utilisateur, qui cherche une information et qui constate qu’elle manque, trouvera un bouton lui permettant de générer en quelques clics un courriel personnel de rappel au politicien concerné.

 

Outil de campagne

Quiconque peut proposer une question à soumettre aux acteurs politiques, avec l’avantage que leurs réponses sont publiées dans l’Atlas, et donc aisément consultables par toute la population. En outre, l’outil de campagne permet de mobiliser les citoyens au sujet de la question. En effet, celui qui a sponsorisé la question peut transmettre à ses amis le lien vers la page de campagne. Le citoyen y trouve la liste des politiciens ciblés qui n’ont pas répondu à la question. Il peut sélectionner ceux qu’il souhaite. Il trouve le texte d’un courriel prêt à envoyer. En quelques clics il génère ainsi des rappels aux gens qu’il a sélectionné.

 

Le GPS électoral

Le système d’aide au vote permet au citoyen d’obtenir le classement des candidats en fonction de leur proximité idéologique. Il est basé sur un questionnaire à remplir par les candidats. Quand un citoyen remplit le même questionnaire, le système calcule le score de chaque candidat : 100 % pour le candidat qui a répondu exactement de la même façon à toutes les questions.

La qualité du GPS électoral dépend beaucoup du nombre de candidats qui participent, en répondant au questionnaire. Or l’Atlas est l’outil par excellence pour récolter les réponses des candidats.

 

La qualité du GPS électoral découle aussi de son couplage avec l’Atlas. L’utilisateur, qui reçoit un classement des candidats, clique sur le nom d’un candidat et ouvre ainsi le profil complet du candidat dans l’Atlas. Ceci lui donne la meilleure information possible pour évaluer si ce candidat est SON candidat. En fait, le GPS électoral est, techniquement parlant, une fonctionnalité de l’Atlas politique.

 

Ergonomie

Parmi les nombreuses améliorations prévues, citons-en deux. La première concerne l’acteur politique qui répond à une question qui lui est soumise par l’Atlas. Il trouvera un bouton lui permettant de copier la réponse de son parti (si celle-ci est disponible). Après quoi, il peut éditer la réponse en y donnant sa touche personnelle.

 

Le moteur de recherche permettant de sélectionner des acteurs politiques offre déjà 27 critères. Ces filtres utilisés pour les recherches avancées seront améliorés. On pourra sélectionner les acteurs politiques résidant dans une circonscription électorale déterminée. Un nouveau filtre permettra de sélectionner sur base des compétences exercées. Cela permettra, par exemple, de rechercher les ministres et/ou échevins compétents pour la mobilité.

 

Instrument de citoyenneté participative

NousCitoyens commence à publier des articles relatifs à la gestion publique. Les mandataires cités dans un article comme politiquement responsable, verront cet article figurer sur leur profil personnel. Les lecteurs de l’article seront invités à évaluer le comportement du mandataire dans le dossier en question. Lorsqu’un nombre suffisant de réponses sont récoltées, le système publie la moyenne de l’évaluation.

 

L’Atlas politique servira-t-il aussi au « petit » citoyen ?

Plus la politique est opaque, plus le pouvoir reste confiné aux mains des initiés. L’Atlas est comme une clef donnant gratuitement accès au savoir. Fatalement, on ne pourra pas aider à voir celui qui ferme les yeux. Toutefois, il y a, parmi les questions posées aux acteurs politiques, des questions qui intéressent directement les précarisés. S’ils ne consultent pas eux-mêmes l’Atlas, d’autres le feront pour eux, et leur communiqueront les résultats.

 

Timing de mise en œuvre

Les nouvelles techniques informatiques permettent de faire évoluer le logiciel progressivement. Nous mettrons donc en ligne les nouvelles fonctionnalités au-fur-et-à-mesure de leur intégration dans le logiciel. La rapidité dépendra, comme toujours, des ressources disponibles, c’est-à-dire de votre soutien financier.

 

Jean-Paul Pinon, 14 mars 2017.

Un nouveau membre : PARTICITIZ

Posté le 15/03/2017 dans NousCitoyens.

Les formes traditionnelles d’engagement citoyen, telles l’adhésion à un parti politique et à un syndicat, montrent leurs limites. La société, et en particulier ceux parmi les jeunes qui n’ont pas encore complètement décroché, demande de nouvelles formes de participation. PARTICITIZ est un des acteurs qui développe de nouveaux outils et expérimente la délibération citoyenne. Un bon encadrement du processus permet aux citoyens de formuler des recommandations appréciées par les responsables politiques.

 

Dimitri Lemaire, vous êtes un des directeurs de PARTICITIZ. A quels problèmes vous attaquez-vous ?

L’asbl PARTICITIZ, « Participation & Citizenship », est née des constats suivants : nos démocraties représentatives montrent aujourd’hui leurs limites ; les citoyens se sentent de moins en moins en phase avec leurs élus ; les élus semblent de plus en plus « déconnectés de la réalité », les formes traditionnelles d’engagement citoyen, telles l’adhésion à un parti politique, un syndicat ou une association, sont en diminution régulière. Pourtant, l’avènement des réseaux sociaux et plus récemment de la Civic Tech favorisent l’interconnexion des citoyens et renforcent le désir de ceux-ci d’être entendus par leurs représentants élus et par la société dans son ensemble. Cela explique le développement récent d’une prise de conscience collective grandissante : la démocratie doit être modernisée grâce à de nouveaux outils de participation, de délibération et de co-création permettant de faire évoluer la manière dont les citoyens peuvent interagir avec leurs institutions et leurs représentants politiques.

 

Qui sont les fondateurs, et comment formulez-vous vos objectifs ?

PARTICITIZ est fondée en août 2015 par Jean-Michel De Waele, professeur de science politique et Vice-recteur de l’Université Libre De Bruxelles (ULB), et deux anciens conseillers au Parlement Européen, passionnés de délibération citoyenne, Bruno Valette et Dimitri Lemaire. L’objectif de l’association est double : d’une part permettre aux citoyens de “vivre” la politique, et non la subir, de faire évoluer la démocratie représentative vers une démocratie ouverte et interactive et ainsi réconcilier citoyens, élus et institutions, et d’autre part de fédérer et rassembler tous les acteurs de la société désireux d’un renouveau démocratique afin de créer des synergies entre eux.  En effet, un nouveau modèle démocratique ouvert et interactif devra inéluctablement se construire de manière inclusive, avec les citoyens mais aussi le monde de l’entreprise, le secteur associatif et culturel, les académiques et les institutions politiques locales, nationales et européennes.

 

Dans cette démocratie « interactive », les citoyens sont donc appelés à formuler des recommandations ?

Afin de permettre aux citoyens de « vivre » la politique, PARTICITIZ organise des processus de participation et délibération citoyennes « face-à-face », « en ligne » ou une combinaison des deux. Ces nouveaux dispositifs participatifs et délibératifs sont proposés aux autorités publiques et aux représentants politiques, mais aussi aux grandes associations et fédérations, et ont pour objectif de rassembler pendant un laps de temps déterminé un panel de citoyens diversifié afin de réfléchir, débattre et formuler des propositions concrètes sur une problématique donnée. L’accent est mis sur le débat et pas simplement sur la production et le partage d’idées ou de solutions individuelles, appelée communément « crowdsourcing ». Pour PARTICITIZ, l’aspect délibératif, et donc la rencontre, l’écoute et l’échange, est capital dans un processus de participation citoyenne qui a pour vocation de produire des recommandations politiques. Il est également essentiel que les propositions soient toujours présentées, par les citoyens, aux autorités publiques et aux représentants politiques en fin de panel. Ceci permet de reconstruire du lien entre politiques et citoyens.

 

Les citoyens précarisés participent-ils aussi ?

Pour qu’un panel de citoyens soit réussi, il faut garantir une certaine diversité représentative.  Pour cela, PARTICITIZ est très attaché au mode de recrutement aléatoire. En effet, ce mode de recrutement permet souvent de toucher des citoyens qui ne sont généralement pas engagés activement dans la vie politique ou associative. Dans certains projets, la combinaison de modes de recrutement, aléatoire et sur base volontaire, peut être utilisé afin de garantir une représentativité de certaines « catégories » de population que nous voudrions toucher en particulier. Enfin, chaque panel citoyen est toujours accompagné par un comité d’experts qui permettra de clarifier et d’éclairer la thématique débattue.

 

Comment réalisez-vous votre objectif de mise en réseau des organisations citoyennes ?

Afin de fédérer les différents acteurs de la société désireux d’un renouveau démocratique, PARTICITIZ se veut être une plateforme d’innovation démocratique réunissant un large réseau de citoyens, d’académiques, d’acteurs de la Civic Tech, de spécialistes des dispositifs délibératifs et participatifs, et de représentants des secteurs de la culture, de l’entreprise et de la politique. Cette plateforme organise des rencontres/débats sur les enjeux du renouveau de nos démocraties. Ces rencontres permettent d’identifier les synergies possibles entre les différents acteurs de la société et, souvent, de mettre en mouvement de nouveaux projets d’innovations démocratiques.

 

Comment fonctionne actuellement PARTICITIZ ?

PARTICITIZ travaille actuellement sur base d’un équivalent temps plein qui est financé grâce à la « commercialisation » de processus participatifs auprès de différentes institutions. PARTICITIZ s’appuie également sur un noyau dune dizaine de bénévoles qui prennent part à la plupart des projets ; ils sont enseignants, professionnels de la modération, entrepreneurs, ou encore étudiants, tous passionnés de participation citoyenne. PARTICITIZ compte également sur un solide groupe d’une trentaine de modérateurs, formés à nos techniques de modération de débats citoyens. D’autres bénévoles rejoignent régulièrement PARTICITIZ pour appuyer nos actions en matière de logistique, de technique ou de communication.

 

Quelles sont vos réalisations concrètes ?

Depuis sa création, PARTICITIZ a conceptualisé et organisé plusieurs dispositifs participatifs et délibératifs, comme par exemple  « Climacteurs – 100 voix pour le climat » (www.particitiz.org/climacteurs-100-voix-pour-le-climat) ou « Canal Citoyen » (www.canalcitoyen.be). Ces deux projets ont rassemblé chaque fois plusieurs dizaines de citoyens autour d’une thématique précise.

  • Pour « Climacteurs », une initiative de Bruxelles Environnement et sa Ministre de tutelle, une soixantaine de jeunes citoyens, âgés de 18 à 30 ans, ont formulé ensemble, et avec l’appui initial d’experts, des recommandations concrètes pour lutter contre le changement climatique ? Ces recommandations furent portées par la Ministre régionale de l’Environnement aux négociations de la COP21.
  • Pour « Canal Citoyen », ce fut un panel diversifié d’habitants et travailleurs des communes et quartiers bruxellois jouxtant le canal qui se sont rassemblés le temps d’une journée pour travailler sur les enjeux de cohésion sociale dans leurs quartiers.

PARTICITIZ est également partenaire de certains projets européens de grande envergure. En 2016, PARTICITIZ fut partenaire de EUENGAGE, un projet de recherche de l’Université de Sienne. Ce projet a rassemblé sur Internet, pendant 11 jours, un panel de plusieurs centaines d’européens qui ont débattu, en 10 langues différentes, de questions de sécurité, d’économie et d’immigration à l’échelle européenne.

Le dernier projet en date est le WAM1080, pour « We Are Molenbeek » (www.wam1080.be). Ce projet, qui est une initiative conjointe de la Commune de Molenbeek et de PARTICITIZ, a pris source dans la foulée de attentats de novembre 2015 et mars 2016 qui ont fortement secoués la commune de Molenbeek. 100 citoyens molenbeekois tirés au sort sont invités à se parler, s’écouter et débattre entre eux afin de formuler des propositions à mettre en œuvre dans leur commune en matière de lutte contre le radicalisme des jeunes et le rapprochement entre les communautés.

Enfin PARTICITIZ travaille actuellement sur un projet ambitieux de « Festival européen de la Démocratie et de la Citoyenneté », qui devrait voir le jour au printemps 2019 et rassemblera citoyens, chercheurs, politiques, entrepreneurs et porteurs de projets autour de conférences, de débats, d’expositions et d’activités plus festives.

Ce projet, et plusieurs autres dans nos cartons, demandent des moyens humains et financiers conséquents. PARTICITIZ, qui ne dispose à l’heure actuelle que de soutiens financiers ponctuels, est donc à la recherche de financements structurels pour mener à bien ses actions de  réflexion et de sensibilisation à la participation citoyenne et le développement de ses projets.

 

Interview réalisé par Jean-Paul Pinon, le 13 mars 2017.

B Plus

Posté le 18/08/2016 dans NousCitoyens.

Crée en 1998, l’ASBL B Plus est un mouvement pluraliste qui n’est pas lié à un parti politique et qui veut se consacrer à un renforcement de l’Etat belge sur base d’un projet idéologique progressiste, démocratique et universel. Ce projet part du principe qu’un état moderne est basé sur une citoyenneté adulte, sur le sens de la responsabilité, de l’unité et de la solidarité.

La vision de B Plus sur la Belgique de demain se fonde sur les principes généraux suivants :

 

UNE BELGIQUE FÉDÉRALE

Une Belgique multiculturelle fédérale, tournée vers l’avenir et ouverte au monde ; une Belgique qui se respecte et qui est attrayante pour sa propre population comme pour le monde extérieur.

B Plus s’oppose fermement à toute forme de séparatisme et le mouvement fait résolument le choix d’une Belgique fédérale équilibrée, en attribuant autant d’importance à l’unité du pays qu’à l’autonomie des entités fédérées. B Plus considère le confédéralisme comme une forme déguisée de séparatisme.

 

UNE BELGIQUE SOLIDAIRE

La solidarité entre les communautés, les générations, les classes et les personnes d’origines différentes ou avec une autre langue maternelle est le ciment de toute société. B Plus milite pour une solidarité tant entre tous les citoyens qu’entre les entités fédérées.

 

UNE BELGIQUE EFFICACE

Chaque entité institutionnelle ne peut survivre et rencontrer les souhaits de tous les citoyens, que dans la mesure où ses structures et son organisation sont construites de façon efficace. Pour rendre l’état fédéral actuel plus efficace, B Plus milite pour une mise en œuvre des cinq principes suivants :

Simplification des structures de l’Etat

Il y a actuellement six niveaux en Belgique qui interviennent dans les décisions politiques. B Plus plaide pour un débat ouvert, transparent et mené en profondeur pour réduire le nombre de niveaux décisionnels et politiques en utilisant l’efficacité comme principal critère.

Le principe de subsidiarité

Les compétences doivent être exercées au niveau où elles sont le plus efficaces.

Equilibre entre le niveau fédéral et les états membres

Un système fédéral cohérent et équilibré implique une répartition des compétences définie aussi clairement que possible. B Plus plaide pour la résolution de situations conflictuelles au niveau fédéral.

Une circonscription électorale fédérale

B Plus appelle à l’introduction d’une circonscription électorale fédérale (pour une partie des élus).

Un statut efficace pour Bruxelles

La Région de Bruxelles-Capitale et Bruxelles, capitale de notre pays, de la Flandre, de la Communauté française et siège de la Commission européenne, ont un rôle et des responsabilités à ne pas sous-estimer en tant que lieu de rencontre des communautés du pays. B Plus estime que le pouvoir législatif de Bruxelles devrait être au même niveau que celui de la Flandre et de la Wallonie, ce qui correspondrait à la réalité d’un pays fédéral avec 3 (ou 4) Régions.

 

UNE RESPONSABILITE EUROPEENNE

La conception qu’a B Plus de l’Etat belge fédéral n’a pas seulement une importance nationale mais aussi une importance internationale et européenne. La Belgique se trouve en effet à la croisée des cultures latine et germanique. Le pays doit donc être capable de prouver la viabilité d’une démocratie multilingue et multiculturelle. La scission de la fédération belge serait un signal très inquiétant pour l’Union européenne.

 

PROMOTION DU MULTILINGUISME

Afin de diminuer la polarisation entre les Flamands et les Francophones, B Plus plaide pour le multilinguisme dans tous les aspects de la vie quotidienne, pourvu qu’on maintienne évidemment les équilibres inscrits dans l’Article 4 de la Constitution[1].

 

B PLUS EN TANT QUE CATALYSEUR

B Plus se veut canalisateur d’idées novatrices et progressistes. De plus le mouvement veut rassembler toutes les forces vives et exercer une pression sur les structures existantes.

B Plus plaide pour une plus grande confiance mutuelle, pour plus de volonté d’écouter et de travailler ensemble et s’élève systématiquement contre toute tentative d’opposer les groupes linguistiques dans notre pays.

 

Bruxelles, 18/8/2016

 

[1] Article 4 de la Constitution belge :

La Belgique comprend quatre régions linguistiques : la région de langue française, la région de langue néerlandaise, la région bilingue de Bruxelles-Capitale et la région de langue allemande.

Chaque commune du Royaume fait partie d’une de ces régions linguistiques.

Les limites des quatre régions linguistiques ne peuvent être changées ou rectifiées que par une loi adoptée à la majorité des suffrages dans chaque groupe linguistique de chacune des Chambres, à la condition que la majorité des membres de chaque groupe se trouve réunie et pour autant que le total des votes positifs émis dans les deux groupes linguistiques atteigne les deux tiers des suffrages exprimés.

En tant qu’acteur politique, comment faire pour éditer mon profil ?

Posté le 22/07/2016 dans NousCitoyens.

1) Le code d’accès comme acteur politique est différent…

du code d’accès pour consulter le Répertoire Politique. Les acteurs politiques reçoivent régulièrement des invitations à compléter leur profil. Ces invitations contiennent un hyperlien pour entrer dans leur profil, sans même connaître les codes d’accès. Après avoir cliqué sur ce lien, il faut attendre quelques secondes avant que le formulaire ne soit actif.

2) La procédure « mot de passe oublié » :

 

a. Pour un accès en tant qu’utilisateur : voir les FAQ.

 

b. Pour un accès en tant qu’acteur politique :

i. Utilisez l’hyperlien pour accéder à votre profil. Vous pouvez éditer librement votre nouveau mot de passe, dans le champ correspondant du profil.

ii. Si vous ne disposez plus d’un hyperlien valide, vous pouvez en obtenir un comme suit :

  1. Dans la page d’accueil www.repertoirepolitique.be cliquez sur « login ».
  2. En bas de la colonne de gauche, cliquez sur « mot de passe perdu ».

iii. Sinon, contactez info@wecitizens.be

3) Dans le profil, il y a deux onglets :

…« profil personnel » et « les opinions de l’acteur politique ». De plus, l’acteur politique peut, à tout moment, voir le résultat « grand public » de son profil en cliquant sur le bouton « visualiser le profil ». Pour revenir au mode d’édition, cliquez sur le bouton « éditer ».

4) Certaines modifications, apportées par l’intéressé…

…sont sujettes à validation par l’administrateur du système avant de devenir publiques. Pour ces champs-là le bouton « visualiser le profil » ne fournira le nouveau résultat qu’après un délai, qui peut prendre plusieurs jours. De toutes façons, il reste indispensable de cliquer sur « enregistrer » pour sauvegarder les informations encodées.

5) Pour les coordonnées privées…

…l’acteur politique peut choisir de ne pas les laisser publier. Le paramètre « accord pour publication » est positif par défaut. Si l’acteur politique le change en « non », les coordonnées privées sont conservées, consultables uniquement par l’administrateur de système. Le grand public pourra toujours voir le numéro postal et la localité.

6) L’importation d’une photo (ou d’un logo)…

…est possible avec les formats JPG, PNG ou GIF. La taille recommandée est de 200×260 pixels. Avec des images trop grandes (plus de 2000×2000 pixels) il peut y avoir des problèmes de redimensionnement. Si, malgré ces indications, cela ne marche pas, vous pouvez nous envoyer l’image par Email.

7) Dans le profil personnel…

…il est prévu d’indiquer les dates de début et fin d’exercice de fonctions publiques. Ces dates n’apparaissent pas en tant que telles dans le profil public. Elles servent uniquement à effectuer les sélections filtrées. Il convient donc d’indiquer les fonctions exercées dans le CV.

8) Pour encoder une date…

…on doit passer par un petit menu. Pour sélectionner une année loin dans le passé, on clique d’abord sur la ligne supérieure du menu, p.e. « août, 2015 » pour faire apparaître un choix de mois. En cliquant une seconde fois sur la ligne supérieure « 2015 » en obtient un choix d’années. On peut passer d’une décennie à l’autre en cliquant sur les petites flèches dans les coins supérieurs.

9) Si l’acteur est une institution et pas une personne physique…

…il convient de l’indiquer dans la rubrique « sexe », où le menu permet de choisir entre homme, femme ou institution. La conséquence est que le profil public limitera le nombre de rubriques à publier.

10) Dans le formulaire « opinions de l’acteur politique »…

…il y a deux menus qui déterminent le nombre de questions reprises dans la page. Le premier menu « thème » permet de sélectionner les questions appartenant à un thème déterminé, p.ex. « fiscalité ». Le second menu effectue un tri selon le niveau de priorité des questions :

  1. « à répondre prioritairement » : il s’agit de question mises en ligne récemment, nonencore répondue par l’acteur concerné
  2. « en attente de réponse » : il s’agit de questions qui ont fait l’objet d’un rappel
  3. « déjà répondues » : uniquement les questions auxquelles l’acteur politique a déjà répondu
  4. « Tous » : l’ensemble des questions mises en ligne.

11) Pour répondre à une question…

…il faut d’abord la sélectionner en cliquant dans la première colonne du formulaire « opinions de l’acteur politique ». On peut sélectionner plusieurs questions. Ensuite on clique sur le bouton rouge « donner mon avis ». Ainsi apparaît le nouveau formulaire où l’acteur peut encoder ses réponses pour chaque question :

  1. La réponse proprement dite, à l’aide du menu : « tout à fait d’accord », etc.
  2. La colonne « Vote du parlement » n’est pas éditable par l’acteur politique lui-même. Elle est remplie par l’administrateur du système lorsque les résultats d’un vote parlementaire relatif à la question sont disponibles.
  3. Dans la quatrième colonne, l’acteur politique est libre d’encoder un commentaire de maximum 350 caractères (blancs compris).
  4. Dans la colonne suivante « lien vers mon commentaire long » l’acteur peut indiquer une adresse URL vers le texte de son choix.
  5. La dernière colonne indique le nombre d’acteurs politiques ayant déjà répondu à cette question.

    Ne pas oublier de sauvegarder les modifications.