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La terre est plate, elle va cramer

Posté le 05/02/2020 dans geen categorie, Non classé @fr.

Lettre de lecteur concernant la lutte contre les émissions de CO2

 

Chaque jour tous les médias officiels alimentent la peur chez tous les citoyens de l’Union Européenne pour les dangers du CO2. On concédera qu’il faut pratiquement que les problèmes deviennent très graves avant d’obtenir des décisions politiques à l’échelle mondiale. Mais de là à présenter au public comme vérités scientifiques irréfutables, des hypothèses non-démontrées…

 

La théorie du platisme rencontre un succès croissant un peu partout

Un Américain sur 4 est platiste, semble-t-il.[1] Etonnant mais ce phénomène permet de mesurer l’effondrement de l’enseignement en Occident (PISA). Jadis, la population savait qu’elle ne savait rien. A l’heure actuelle, à cause d’un enseignement de plus en plus formel mais “de très haut niveau”, et égal pour tous, tout le monde croit qu’il sait “tout” et tout le monde a des idées sur “tout”.

 

Et c’est ainsi que le platisme se répand grâce à Google: mille films de platistes accaparent l’attention des curieux! Cela m’amusait… jusqu’au jour où j’ai appris que beaucoup de platistes refusent d’office toute preuve de la sphéricité de la terre !! Situation folle en 2020 où tout le monde se sert d’un smartphone et connaît l’existence des satellites. L’information selon laquelle les satellites n’existeraient pas, parvient aux platistes par des satellites… qui, selon eux, n’existent pas. Génial!

 

L’attitude doctrinaire du GIEC évoque des analogies

Et j’en arrive à craindre que le climato-alarmisme ne relève d’une démarche semblable et ce n’est pas parce que les modèles du GIEC[2]  sont basés sur une terre plate, mais parce que seuls les travaux “prouvant” que la fin du monde est proche si nous ne limitons pas d’urgence la production de CO2 sont admis. Ceux qui mesurent l’innocence du CO2 [3] ne peuvent tout simplement pas exister, ils sont mis à l’index. Wikipedia est totalement soumis. Revenons-nous au Moyen Age? Verrons-nous se multiplier des procès comme ceux de Giordano Bruno et Galilée?

 

Sans le GIEC, jamais l’écologisme dans la forme internationale que nous lui connaissons n’aurait atteint l’influence et les succès indéniables qui sont aujourd’hui les siens. Voici une organisation au personnel et aux budgets limités, dont les ‘recommandations’ n’ont aucun caractère obligatoire en droit strict, et qui est néanmoins reprise, considérée, magnifiée et citée partout dans le monde comme « Voix de la Science ». Or c’est avant tout une organisation politique.[4]

 

Le fonctionnement thermique de l’atmosphère pour les Nuls

La réalité n’est pas facile à appréhender, je l’ai cherchée durant 10 ans et voudrais pouvoir répondre à la question que se posent de plus en plus  de personnes: comment fonctionne notre atmosphère, comment nous assure-t-elle les 90°C supplémentaires que nous n’aurions pas sans elle ? (Le GIEC, avec son modèle de terre plate, nous parle d’un gain de 33°C). Le CO2 a-t-il un rôle ?

 

Une réponse brève peut être donnée :

1/ L’atmosphère est presque transparente à la lumière qui nous parvient du soleil et qui chauffe le sol.

2/ L’atmosphère est presque opaque au rayonnement  infrarouge que peut émettre le sol. Le sol chauffe l’air par conduction-convection (comme dans une serre). La composante « rayonnement » a un rôle limité et peut être ignorée.[5]

3/ Progressivement, l’air chaud, plus léger, monte. La distance entre les molécules de l’air augmente et la chaleur de l’air, dont la température a baissé de près de 90°C, peut alors être rayonnée vers le vide.

 

Remarque : tout cela est plus complexe que le schéma 1/2/3/ à cause des nuages et bien d’autres phénomènes (tel l’évapo-condensation) mais l’essentiel est dit et le CO2 – s’il varie en quantité – n’y change rien car la vapeur d’eau, le CO2 et les autres gaz rendent le ciel opaque à pratiquement toutes les longueurs d’onde infrarouges.

 

Effet de serre vs isolation

Si je dis que j’ai isolé une résistance de 5 watts pour que sa température soit plus élevée, cela paraît clair. Je l’ai fait. Mais si je dis que c’est l’isolant qui chauffe la résistance en amplifiant la chaleur livrée par la résistance, tout le monde comprend que je me moque… ou que je suis bien incompétent.

 

Ce sont les vertus isolantes de l’atmosphère qui nous assurent le gain de 90°C. Il n’y a pas de chaleur renvoyée par l’isolation. La NASA présente les choses correctement. 

CO2 vs pollution

De plus en plus de scientifiques réagissent face à ce que les médias nous présentent. Je renvoie, par exemple, à la European Climate Declaration d’Oslo[6]. Parmi les scientifiques écartés par le GIEC, il y a ceux qui expliquent les courtes variations de climat, par des causes différentes du CO2, e.a. les taches solaires.[7]

 

La vérité finit toujours par être connue, espérons qu’elle le sera avant la ruine par les énergies « vertes » et autres mesures qui remplacent les seules mesures utiles, celles contre la pollution. Le CO2 est utile à la planète, qui en a pratiquement toujours eu plus qu’à l’heure actuelle, il la verdit ! Le CO2 agit comme un engrais pour la végétation.  Les mesures contre la pollution ne rapportent pas des fortunes à certains. Elles coûtent simplement de l’argent à ceux qui, par exemple, devraient installer des filtres. Les filtres ne sont pas installés et les Nuls que nous sommes continuent à gober des fables…

 

Relativisons le climato-alarmisme

Le citoyen honnête, instruit, ne se permet pas de mettre en doute ce que des scientifiques « de haut niveau », payés avec l’argent de ses contributions, scientifiques nombreux de surcroît, lui présentent comme vérité irréfutable. « Le rôle du CO2 est prouvé ! »

Scientifique curieux, libre, j’étudie cette affirmation sur le plan de la physique et observe qu’elle nous vient d’une expérience faite en 1848, expérience incomplète d’Eunice Newton qui ignorait l’existence de l’argon dans l’air. Si Eunice Newton avait connu l’argon – présent en quantité 25 fois plus importante que le CO2 dans l’atmosphère  et jouant un rôle semblable à celui du CO2 (dans ses bouteilles comme dans l’atmosphère) – jamais elle n’aurait attribué un rôle particulier au CO2… Son idée est morte au début du 20e siècle, pour être ressuscitée par le GIEC et pour nous fournir un sujet de terreur qui convient à pas mal de monde.

 

Nous n’avons plus peur du communisme, nous n’acceptons plus la fabrication d’armes … Nous devons alors accepter une autre fabrication qui enrichit quelques malins.[8] (Ces malins ont découvert les « énergies vertes », qui nous protègent du réchauffement climatique par le CO2. Ces « énergies vertes » et toutes les mesures accompagnant leur mise en œuvre coûtent aux citoyens des fortunes inimaginables… servent principalement à enrichir ceux qui sont assez malins pour profiter de notre peur et déjà assez riches pour pouvoir payer les Spin Doctors (conseillers en communication) qui alimentent cette peur dans tous les médias et tous les jours.

 

Qui a la charge de la preuve ?

Pourtant, le citoyen instruit, sensé, pourrait se libérer du culte de Greta et ce en posant une question toute simple : où est la mesure thermique de la culpabilité du CO2 ?

 

Cette preuve ne vient pas, l’opinion publique bien manipulée ne la demande pas…. Sans preuve, le GIEC culpabilise le CO2 et affirme que tout ce qui se passe dans la nature à l’heure actuelle est dû à la température engendrée par le CO2 en augmentation…. Tout ce qui se passe est automatiquement une preuve!

C’est au GIEC de fournir une preuve du rôle thermique du CO2,  non aux climatosceptiques de démonter chaque affirmation du GIEC.

 

À défaut de pouvoir nous fournir cette preuve, le GIEC commence à trouver d’autres dangers du CO2, comme par exemple ceux liés à l’acidité des océans…

 

Conclusion

Par mon propos, je veux alerter mes concitoyens sur une manœuvre de manipulation des esprits. Je ne prétends pas qu’il faille continuer à brûler le combustible fossile comme on le fait maintenant. Il y a d’autres motifs, plus valables que le faux impact sur le climat, qui recommandent de modérer l’usage de cette source d’énergie.

 

Par ailleurs, il y a d’autres problèmes sociétaux sur lesquels nous avons une prise, et qui sont relégués à l’arrière-plan. Je pense à l’écart grandissant entre les plus riches et les plus pauvres, le chômage, etc. Le climato-alarmisme ne convient-il pas à certains gouvernants pour détourner l’attention de ces enjeux, et de leur incapacité de remédier à ces autres problèmes ?

Je pense que le réchauffement climatique est un phénomène naturel, très, très peu dépendant de l’activité humaine. Ce sera évidemment un gros défi de faire face aux conséquences de ces ‘dérèglements’.

 

Claude Brasseur, mathématicien orienté physique appliquée

Rochefort, 4 février 2020.

 


[1] Selon une étude menée par l’IFOP pour le compte de la fondation Jean-Jaurès, en 2018, 9 % des Français pensent qu’il est possible que la Terre soit plate, ce ratio atteignant 18 % chez les 18-24 ans.

[2] Service de l’ONU, le GIEC est créé en 1988 et a pour but de mesurer le rôle de l’homme dans le climat sur terre. Antonio Guterres a dit que seul un gouvernement autoritaire  mondial  pourra obliger l’homme à lutter contre le réchauffement climatique. Dictature de l’ONU sur base des affirmations du GIEC…..

[3] https://laphysiqueduclimat.fr .    

[4] Drieu Godefridi, « Le GIEC est mort, vive la science ! »

[5] Cette thèse serait prouvée par Wood en 1909 et Nasif S. Nashle en 2011.

[6] https://clintel.nl/wp-content/uploads/2019/10/European-Climate-Declaration-Oslo-18-October-2019.pdf

[7] Dans le livre “Laphysiqueduclimat” la théorie du climat influencé par le nombre de taches solaires se retrouve sous le nom de Svensmark, à la page 67. Vers 1800, l’astronome William Herschel (celui qui a découvert Uranus) a fait observer à ses collègues que le prix du blé en Angleterre était lié au nombre de taches solaires (ils ont bien rigolé…).

[8] Pour comprendre le processus – il est universel  – lisez p.ex. La femme mystifiée par Betty Friedan.

Voulons-nous vraiment de vraies élections ?

Posté le 16/10/2019 dans geen categorie, Non classé @fr.

La réflexion scientifique sur la démocratie est fortement influencée par le climat politique. Lorsque les électeurs votent pour l’ordre existant, les élections et les référendums sont bons. Lorsque l’électeur est émancipé et qu’il commence à penser indépendamment des dirigeants, il devient un danger qu’il faut neutraliser.

 

Oh, cet électeur stupide tout de même…

La démocratie est-elle en crise? Maintenant que l’électeur choisit plus librement le parti qu’il préfère, les intellectuels écrivent des livres contre les élections. Quand les élections seront-elles à nouveau prise en estime ? Simple: lorsque l’électeur arrêtera de faire les mauvais choix.

La démocratie est en crise, affirment souvent les commentateurs. Mais cette crise ne consiste-t-elle pas principalement dans le fait que de plus en plus de personnes votent pour le ‘mauvais’ parti? Mauvais aux yeux de ces commentateurs, bien sûr.

 

L’électeur émancipé

Pendant longtemps, la plupart des électeurs votaient toujours pour le même parti. C’était souvent le parti pour lequel leurs parents votaient déjà. Il y avait peu de concurrence sur le marché électoral. Un cartel de partis traditionnels se répartissait le pouvoir.

Les électeurs, aujourd’hui émancipés, réévaluent chaque fois leur choix. En conséquence, le pouvoir des partis traditionnels s’en trouve réduit. Pour paraphraser le vieux slogan du GB: « La confiance des électeurs, cela se mérite à chaque élection ! » La démocratie a atteint sa maturité.

 

C’est maintenant que des intellectuels écrivent des livres “contre les élections”. Quel électeur stupide. Il est beaucoup trop changeant. Il ne fait que suivre les “populistes”. Il est manœuvré par les ‘fake news’. Il ne comprend plus que seuls les partis traditionnels veulent le meilleur pour lui. Abolissons donc ces élections. Il serait préférable que désormais les “experts” décident. Ou des “comités de citoyens” sélectionnés par tirage au sort. Toute une industrie est apparue autour d’alternatives possibles aux élections: experts, panels de citoyens, tables-rondes pour le climat, démocratie délibérative, démocratie participative, etc. Quand il s’agit de court-circuiter l’électeur contrariant, la créativité bat son plein.

Maintenant on dira : si les élections sont autorisées à continuer, elles ne sont pas, pour autant, la panacée. Aurait-on dit cela si les électeurs n’avaient pas commencé à voter en masse pour les ‘mauvais’ partis tels que Vlaams Belang et PTB? Bien sûr que non !

 

L’électeur a fait de plus en plus de “mauvais choix” au cours des dernières décennies

Il faut bien admettre que la réflexion scientifique sur la démocratie est fortement influencée par le climat politique. Dans les années 1960 et 1970, les spécialistes des sciences sociales fulminaient contre la pilarisation. La grande influence des partenaires sociaux et des groupes de pression sur les politiques fut sèchement qualifiée de “néo-corporatisme”. Au lieu de cela, il fallait donner le pouvoir au citoyen.

Dans les années nonante, ce discours a été repris par la droite. Il était à la base des manifestes citoyens de Guy Verhofstadt. Mais lorsque le me

ssage a percé, les spécialistes des sciences sociales ont soudainement changé le fusil d’épaule. Exit le “néo-corporatisme”, pour faire place aux bénédictions du “middenveld”. Cet extrémiste de Verhofstadt pensait-il que des politiciens élus démocratiquement pourraient prendre, sans plus, leurs propres décisions? Pas question.

 

L’hystérie anti-référendaire

Ou prenez l’attitude envers les référendums. Dans le passé, ils étaient considérés comme le summum de la démocratie. Les gens regardaient la Suisse avec admiration. Il y a aujourd’hui une cabale contre les référendums. Un référendum est maintenant considéré comme un instrument trop brut. Vous donnez trop de pouvoir à l’électeur facilement manipulable. Qu’est-ce qui a changé?

Cet électeur a fait de plus en plus de ‘mauvais’ choix au cours des dernières décennies. Contre les minarets en Suisse. Ou pire, contre la sacro-sainte Union européenne. Abolissons donc ces référendums.

 

Un autre exemple. À l’époque de la nouvelle culture politique, on préconisait l’élection directe du bourgmestre. De cette façon, on donnait plus de pouvoir à l’électeur au niveau local. Jusqu’à ce qu’on se rende compte que cela pouvait amener un Filip Dewinter au pouvoir à Anvers. Alors, adieu l’élection directe du bourgmestre.

 

Quand les élections retrouveront-elles leur gloire passée?

Entre-temps, on a bien progressé en Belgique sur le chemin de la suppression des élections. En faisant coïncider plusieurs élections, on ne laisse voter l’électeur émancipé que tous les cinq ans. Et quid si cet arrangement est mis en danger à cause d’une crise gouvernementale, comme en décembre dernier? C’est-à-dire, quand une élection anticipée devient démocratiquement inévitable? Alors il suffit de mettre cette démocratie en attente, pendant une demi-année.

 

Quand les élections retrouveront-elles leur gloire passée? Simple: lorsque l’électeur arrêtera de faire les mauvais choix. On applique la devise: si vous n’aimez pas le résultat des élections, supprimez-les.

 

Bart Maddens

Professeur en sciences politiques à la KULeuven

Ce texte est notre traduction d’un article paru le 5 avril 2019 sur vrtnws.be

Contrôle citoyen sur l’action publique

Posté le dans geen categorie, Non classé @fr.

Le citoyen n’est pas impuissant face aux abus de pouvoir politique dont il est témoin. Si la loi l’oblige même à dénoncer certains délits, cela ne garantit pas toujours un contrôle effectif. Dans certaines situations, les méthodes informelles sont plus efficaces. Nous parcourons ici l’arsenal à disposition du citoyen. Un congrès sur la question aura lieu à Bruxelles, très prochainement.[1]

 

Congrès SIA4Y à Bruxelles

En partenariat avec le Comité Économique et Social Européen et avec UCLouvain, WeCitizens organise les 6-7 novembre prochain deux demi-journées en anglais à propos du contrôle citoyen sur l’action publique[2]. WeCitizens est membre du consortium SIA4Y (Strengthening civil society rights by information access for European youth) qui promeut le droit d’accès à l’information administrative. Lors de ce congrès, on présentera un code de bonnes pratiques en matière d’accès à l’information du secteur public. Parmi les orateurs, on trouve des représentants de l’UNESCO, Transparency International, Parlement européen, etc.

 

Nécessité

Comme chaque année, l’enquête internationale « Edelman Trust barometer 2019 » montre que les gouvernants sont ceux qui inspirent le moins de confiance, parmi toutes les catégories examinées.[3] Nous observons deux attitudes des citoyens face aux scandales à répétition, tel que Optima (Gand), « Kazahgate » (Uccle), Publifin-Nethys (Liège), PubliPart[4] (Gent), Samusocial (Bruxelles), etc.

Les uns concluent que « tous les politiciens sont corrompus » et claquent la porte en se désintéressant (encore plus) de la politique.  D’autres, moins nombreux, se regroupent pour mieux défendre l’intérêt général. Ceux qui ont pris la peine de lire ces lignes, ne font probablement pas partie du premier groupe.  Par les considérations qui suivent, nous espérons en faire des citoyens plus actifs.  En effet, il n’y aura jamais une saine démocratie, si le citoyen omet de contrôler l’action publique.

La participation citoyenne est à la mode, et il est heureux que certains gouvernants prennent le temps de consulter la population, de faire jouer l’intelligence collective. Il y a des recoupements entre participation citoyenne et contrôle citoyen, mais ce sont deux démarches distinctes. Il nous semble que le contrôle citoyen est plus nécessaire.

 

Contrôles officiels

Les dépenses publiques sont légalement encadrées. Elles doivent d’abord entrer dans un budget, approuvé par les instances démocratiques : parlement, conseil communal, etc. Souvent, le pouvoir public est tenu d’organiser un appel à concurrence. L’approbation d’une dépense concrète, la commande, le paiement se font selon des procédures réglementées, qui permettent à l’organe exécutif d’en endosser la responsabilité.

L’Inspection des Finances doit donner son aval ‘ex ante’ pour chaque dépense. Les inspecteurs des finances ont une mission qui s’apparente à un audit. Ils jouissent en effet d’un pouvoir assez large dans le contrôle des recettes et dépenses publiques, et sont en particulier incités à suggérer les moyens d’améliorer la situation financière des administrations concernées (gouvernement fédéral, et entités fédérées)[5].

La Cour des comptes est chargée principalement de juger la régularité des comptes publics, contrôler l’usage des fonds publics par les ordonnateurs, les entreprises publiques, ou même les organismes privés bénéficiant d’une aide de l’État, et enfin d’informer le Parlement, le Gouvernement et l’opinion publique sur la conformité des comptes. Ses contrôles concernent les dépenses et les recettes des gouvernements fédéral, communautaires et régionaux, ainsi que des députations permanentes des provinces.[6]

Le contrôle officiel ne peut pas tout résoudre, entre autres parce que la séparation entre le contrôleur et le contrôlé n’est pas toujours suffisamment garantie.

Les citoyens paient donc des sommes considérables pour entretenir tous ces mécanismes de contrôle. Il faut reconnaître que cela donne globalement des résultats positifs. Mais il subsiste de trop nombreuses dérives, qui sont le résultat de négligences des contrôleurs, ou de stratégies complexes pour échapper aux contrôles.

 

Impunité

Parmi d’autres, nous pointons deux circonstances qui favorisent l’impunité et donc les abus. La première est la dilution des responsabilités. Les décisions font intervenir de multiples organes collégiaux, ce qui permet à chacun de s’abriter : personne n’est plus responsable de rien. La « sanction du citoyen » est inexistante (ou inopérante) à l’égard des acteurs politiques individuels. Aussi longtemps qu’il est couvert par son parti, l’acteur politique peut se permettre des négligences graves, des abus ou de l’incompétence dans l’exercice de son mandat politique.

Un autre facteur d’impunité est la marge discrétionnaire de tout décideur. Les dirigeants ne sont pas des robots, mais des personnes amenées à faire continuellement des arbitrages entre les intérêts des uns et des autres. Il est donc possible de commettre des abus (et cela peut concerner des budgets de milliards) en respectant les formes légales, et en étant donc à l’abri de toute poursuite judiciaire.

L’ancien Commissaire de la Police fédérale, dirigeant le Service centrale de Lutte contre la Corruption, M. Paul Meulemans, estime que la corruption des fonctionnaires engendre globalement un surcoût de 20% sur les commandes des pouvoirs publics. Dans ce scénario, les contribuables perdent 4 milliards d’euros par an[7] , soit donc 1.090 euros par ménage moyen.

Nous abordons maintenant les mécanismes de contrôle à disposition du citoyen.

 

Transparence ordinaire, via la presse

La nature humaine incite les personnes à privilégier leur intérêt personnel, avant l’intérêt collectif. L’éducation peut corriger cette tendance naturelle, en insufflant diverses formes d’idéalisme, appuyées sur des motifs altruistes et/ou religieux. Les acteurs politiques ont un devoir de privilégier l’intérêt général, puisque l’électeur les a élus pour cela, et qu’ils sont rémunérés pour servir l’intérêt général.

La transparence offre un (petit) remède lorsque l’idéalisme et le sens du devoir font défaut. La transparence réduit la distance entre l’intérêt personnel et collectif. En effet, si le mandataire nuit à l’intérêt général, cela se saura et cela pourrait nuire à sa carrière politique. Donc, le mandataire pourrait éviter les abus, par calcul.

On constate que suite à des campagnes médiatiques, certains politiciens sont acculés à démissionner. Nous nous réjouissons que la presse joue ici un rôle régulateur. Mais le mécanisme est très faible. Il ne peut pas être actionné tous les jours. Il ne vaut que pour des dossiers avec de grands enjeux. Si vous avez été injustement traité dans le cadre d’une procédure de recrutement ou de nomination, ne comptez pas sur la presse pour dénoncer l’abus.

De plus, la sanction est parfois très légère. L’affaire Donfut est typique. En mai 2009, Didier Donfut démissionne de son poste de ministre et se retire de la liste électorale socialiste. Il est en effet suspecté d’avoir perçu, par le biais d’une société dont il est l’unique propriétaire, des rémunérations annuelles d’un montant de 160 000 € de la part de l’intercommunale IGH (Intercommunale de gaz du Hainaut). Il pourrait ainsi s’agir d’un conflit d’intérêts par rapport à ses fonctions ministérielles. Quelques mois plus tard, le 27 octobre 2009, il est cependant élu président de ce même organisme, grâce au soutien des membres socialistes du conseil d’administration, majoritaires.

 

Le médiateur

Vous pouvez, gratuitement, vous adresser à l’ombudsman. Le médiateur fédéral ou régional cherche une solution à votre problème avec l’administration. Si votre réclamation est fondée, il essaye de convaincre l’administration de corriger la situation et d’éviter que le problème ne se reproduise. Grâce à votre réclamation, vous contribuez à rendre l’administration plus efficace.

En 2018, le Médiateur fédéral a reçu 4564 nouvelles réclamations.[8] Nous craignons que de nombreux citoyens renoncent à introduire une réclamation par crainte de représailles. Logiquement, le monde fonctionne mieux quand les gens défendent leur droit avec courage.

 

La justice

Les fonctionnaires doivent[9]dénoncer, au procureur du Roi, les délits et les crimes dont ils ont connaissance dans l’exercice de leurs fonctions. Une obligation similaire pèse sur les particuliers qui sont témoins d’un attentat soit contre la sûreté publique, soit contre la vie ou la propriété d’un individu.[10]

La Belgique s’est outillée pour récolter des dénonciations de fraudes sociales.[11] Mais elle est bien moins active pour dépister la corruption dans les services publics. 

Comme nous l’avons dit plus haut, de nombreux abus sont commis à l’abri de poursuites judiciaires. Soit parce que le pouvoir discrétionnaire dont jouit tout décideur a été utilisé à mauvais escient, soit parce que la justice n’a pas accès à des preuves suffisantes. De plus, de nombreuses dénonciations sont classées sans suites, par manque de ressources.

La piste d’un recours, introduit par la victime, présente deux obstacles pratiques : la durée et le coût. Si quelqu’un est abusivement écarté d’un marché public, et qu’il tombe en faillite par manque de commandes. Supposons qu’il obtienne gain de cause au tribunal six ans plus tard, où est la justice ? En ce qui concerne le coût, on se consolera avec la « répétibilité » des frais et honoraires d’avocat, obligeant le perdant à rembourser au gagnant du procès un montant destiné à couvrir en grande partie ce que le gagnant a dû payer à son propre avocat.

 

Le lanceur d’alerte

La dénonciation se fait de bonne foi et animé de bonnes intentions : elle vise un état de fait, une menace dommageable pour le bien commun, l’intérêt public ou général. La délation, en revanche, est inspirée par la cupidité, la haine ou le mépris.

Le lanceur d’alerte est souvent associé à une démarche qui va plus loin que la dénonciation devant le médiateur ou le procureur du roi. Éventuellement après avoir tenté en vain d’obtenir une réaction par la voie des instances officielles, il révèle le problème à une association ou un média, parfois contre l’avis de sa hiérarchie. Souvent le lanceur d’alerte contrevient à un devoir de confidentialité. Il estime nécessaire de commettre cette infraction, pour remédier à un abus beaucoup plus grave.

 

L’accès à l’information

Le citoyen n’est pas toujours conscient des droits qu’il a pour consulter les dossiers administratifs. Le revers de la médaille, ce sont les administrations qui refusent d’accorder l’accès légitimement réclamé par des citoyens. Pour éviter que le citoyen ne soit systématiquement victime d’un rapport de force défavorable, Anticor Belgique a développé le projet Transparencia.be. Le citoyen peut adresser sa question à l’administration publique via la plateforme internet de Transparencia. Tout le monde peut voir quelles instances refusent de répondre.

On pourrait considérer Transparencia comme une démocratisation du concept de question parlementaire. Mais la transparence administrative ne vaut que pour le passé : des actes administratifs. Pour questionner le monde politique sur les intentions futures, PoliticiansOnline offre une solution.

 

PoliticiansOnline

Nous avons vu que la presse induit une forme de contrôle social. Toutefois, la presse agit souvent dans une ambiance chargée d’émotions, ou dans la précipitation. Le Répertoire politique de NousCitoyens[12] est un canal d’information complémentaire. Les (groupes de) citoyens peuvent initier des « sondages du monde politique » c’est-à-dire poser des questions (fermées) aux acteurs politiques concernés. PoliticiansOnline publie donc les choix/intentions politiques des élus. Ceci constitue un outil précieux pour les activistes.

 

Droit d’interpellation

Le citoyen peut non seulement assister aux réunions du conseil communal, mais il peut en outre y poser une question.

 

Conclusion

La nature humaine étant ce qu’elle est, le contrôle des mandataires politiques sera toujours nécessaire. On pourra toujours améliorer l’arsenal de contrôle, mais ce qui manque peut-être le plus, ce sont le sens des responsabilités et le courage des contrôleurs. Et le contrôleur c’est d’abord vous, cher ami lecteur. Transparencia et NousCitoyens sont deux exemples de citoyens qui s’organisent pour défendre l’intérêt général. Leur « force de frappe » dépend du soutien (notamment financier) reçu de la population.

Jean-Paul Pinon, 14 octobre 2019.

 


[1] Cet article reprend largement l’article du même titre, publié en octobre 2017.

[2] Pour plus d’information : https://www.wecitizens.be/docs-en/I21-Flyer-SIA4Y-November.pdf

[3] Edelman Trust Barometer 2019, page 32, https://www.edelman.com/sites/g/files/aatuss191/files/2019-02/2019_Edelman_Trust_Barometer_Global_Report.pdf

[4] http://www.nieuwsblad.be/cnt/dmf20170212_02726024 : Dit moet u weten over het Vlaamse ‘PubliPart-schandaal’, Nieuwsblad, 13/2/2017

[5] Didier Batselé, Tony Mortier, Martine Scarcez, Manuel de droit administratif, no 965

[6] https://fr.wikipedia.org/wiki/Cour_des_comptes_(Belgique)

[7] De Morgen, 5 février 2016, Corrupte ambtenaren kosten elk jaar 4 miljard euro

[8] Rapport 2018 du Médiateur fédéral.

[9] Code d’instruction criminelle, art. 29 et 30.

[10] Christine Guillain, 6 janvier 2012, La portée et les limites de la dénonciation en matière pénale (dans : Justice en ligne)

[11] Le Point de contact central pour une concurrence loyale est une émanation du Service d’information et de recherche sociale (SIRS) : https://www.meldpuntsocialefraude.belgie.be/fr/.

[12] https://www.wecitizens.be/nl/politieke-databank/

Aperçu de la politique énergétique et climatique

Posté le 04/09/2019 dans geen categorie, Non classé @fr.

Pour éviter ou limiter, à long terme, le chaos sur notre planète, toute une série de mesures sont maintenant nécessaires. Sans une politique globale intégrée, il ne sera pas possible de procéder aux ajustements sociétaux nécessaires. L’article suivant cherche à donner une idée de l’ampleur de l’éventail des mesures. En recherchant un équilibre entre les initiatives gouvernementales, citoyennes et commerciales, nous pensons que la fiscalité est insuffisamment utilisée pour atteindre les objectifs énergétiques et climatiques.

Lien entre politique énergétique et climat

La politique énergétique et la politique climatique coïncident en partie dans la mesure où les principales sources d’énergie (pétrole, gaz naturel, charbon) émettent du dioxyde de carbone, un gaz à effet de serre. L’Accord de Paris (COP21) de décembre 2015 a pour objectif de limiter le réchauffement climatique à 2 °C par rapport aux températures préindustrielles. À cette fin, il faut, entre autres, cesser rapidement d’utiliser des combustibles fossiles.

Impact du changement climatique

D’autre part, on ne peut pas remonter dans le temps ni déterminer avec certitude dans quelle mesure le réchauffement climatique est dû à l’activité humaine. Dans tous les cas, il faut gérer les effets du réchauffement climatique, qui est déjà un fait. Les préoccupations typiques sont l’augmentation du niveau d’eau des océans, la météorologie brutale (avec un risque accru de tempêtes extrêmes), la désertification d’un certain nombre de régions du monde, les mouvements de population, les crises économiques, etc. Ceci implique également un problème de justice à l’échelle mondiale: les victimes du réchauffement climatique ne sont pas les mêmes pays que les “pollueurs”.

 

Les pays bas doivent donc déterminer si et combien de terres ils cèderont à la mer et comment les autres zones seront protégées. Au cours des 25 dernières années, une augmentation du niveau de la mer de 3,3 mm/an a été observée[1]. Si la glace de l’Antarctique fond également, le niveau de la mer monte de plus de deux mètres d’ici l’an 2100 [2].

Pour faire face aux violentes tempêtes, l’organisation de notre société doit être sérieusement ajustée: nouvelles réglementations architecturales “résistantes aux tornades”, prévention des inondations, procédures d’alarme en cas de tornade, procédures d’évacuation harmonieuses pour la population, etc.

Quelles mesures de politique énergétique?

Dans le domaine de l’énergie, les mesures politiques peuvent varier considérablement selon qu’on vise la production ou la consommation d’électricité, les transports, le chauffage domestique, la chaleur industrielle, etc. C’est ainsi que le même carburant (mazout) est grevé d’accises lorsqu’il est utilisé pour le transport, et qu’il est exempté lorsqu’il sert au chauffage.

Les instruments politiques permettant de contrôler la consommation d’énergie sont généralement la taxation, ou inversement, les subventions, la réglementation, la planification contrôlée des investissements, l’éducation, l’information, la diplomatie, etc.

En Belgique, l’environnement et la distribution d’énergie relèvent de la compétence régionale, tandis que le transport et la production d’énergie restent de compétence fédérale. La production d’énergie “verte” a souvent lieu à petite échelle, l’unité de production étant connectée à un réseau de distribution. C’est alors une compétence régionale.

 

Les deux principaux objectifs sont la maîtrise de la consommation d’énergie, notamment grâce à une utilisation rationnelle de l’énergie, et la promotion de l’énergie verte pour remplacer les sources d’énergie traditionnelles (combustibles fossiles et énergie nucléaire). La combinaison des deux donne, dans le secteur du logement, les “maisons passives”, qui ne consomment donc pas plus d’énergie qu’elles n’en produisent[3].

Planification des investissements

En Belgique, il existe un cadre juridique pour contrôler la production d’électricité. L’étude prospective électricité a été élaborée par la CREG à partir de 2000, puis par le Service public fédéral Economie afin de garantir la sécurité de l’approvisionnement[4]. En outre, la construction de (grandes) unités de production ou d’infrastructures de transport est soumise à une autorisation spécifique.

 

L’un des grands dilemmes concerne l’énergie nucléaire pour la production d’électricité. Les orientations politiques ne sont pas basées uniquement sur des données techniques. L’énergie nucléaire présente l’avantage de ne pas émettre de gaz à effet de serre et d’être moins chère que de nombreuses autres sources d’énergie. Le risque d’incidents, comme à Tchernobyl ou à Fukushima, est le revers de la médaille. La gestion des déchets radioactifs est une source de préoccupation en raison des longs délais d’attente avant que la radioactivité ne descende sous les seuils de sécurité.

 

La nature des coûts (mesures de sécurité, dispositions relatives au démantèlement) dans le secteur de l’énergie nucléaire augmente le risque de corruption et de négligence. Cela motive une peur générale de la population. Les producteurs d’électricité nucléaire sont obligés de constituer des provisions financières pour le démantèlement des centrales nucléaires. Si on permet que ces provisions soient réinvesties (même indirectement) dans la société du producteur, la population a de bonnes raisons de se méfier du gouvernement.

 

Nous pensons que le gouvernement devrait mieux objectiver les choix politiques. Cela implique notamment qu’une valeur économique soit déterminée pour la vie d’une personne ou pour un handicap. Cela permet de comparer les solutions, les unes par rapport aux autres. Ce raisonnement s’applique bien sûr non seulement à la politique énergétique ou climatique, mais également à la sécurité routière, à l’assurance-vie et à toutes sortes de mesures de sécurité. Dans une étude de 2003, le Prof. Drèze a mis en avant une valeur économique d’une vie d’environ trois millions de dollars.[5]

 

Quoi qu’il en soit, il faut utiliser au maximum l’énergie verte. Une partie de la production d’électricité peut éventuellement être délocalisée, à la recherche du meilleur environnement naturel. Par exemple, les Allemands peuvent installer des panneaux solaires au Sahara s’ils le jugent favorable. Pour transporter l’électricité sur de longues distances, on opte en principe le courant continu pour les lignes à haute tension.

La fiscalité

La taxation de la pollution mérite une certaine préférence par rapport à d’autres mesures politiques, car cette approche perturbe le moins le fonctionnement du marché et laisse les citoyens aussi libres que possible. La fiscalité donne les signaux économiques sur lesquels les acteurs vont aligner leur comportement. En général, cette approche augmente moins le travail administratif, comparé à la plupart des autres mesures, et elle laisse les acteurs libres d’optimiser leur consommation d’énergie et/ou leur production. Etant donné que de toutes façons des impôts doivent être levés, il est préférable de les utiliser pour promouvoir le développement durable.

 

À cet égard, on ne peut que regretter que les carburants destinés aux avions et aux navires soient exemptés de taxes. C’est tout le contraire d’une fiscalité durable. Il en va de même des avantages fiscaux pour les voitures de société, etc. Soit dit en passant: plus le transport international est bon marché, plus l’industrie se délocalise vers des pays à main-d’œuvre bon-marché.

 

Le tax-shift annoncé avec fracas par le gouvernement précédent, a accouché d’une souris. Cependant, c’est une nécessité: il faut davantage de taxes sur la pollution et moins sur la main-d’œuvre. La moitié de notre revenu national brut va à l’État sous forme d’impôts et de redevances. L’État est donc le principal acteur économique pouvant peser sur les équilibres du marché (offre et demande). Notre société est aux prises avec deux fléaux majeurs: le chômage et la pollution. La pollution est encouragée avec trop peu de taxes environnementales. Trop d’impôts sur le travail rendent plus difficile l’embauche de personnel et le chômage augmente.

 

Les protestations des gilets jaunes en France ont été lancées par des personnes qui sont trop dépendantes de la voiture, et pire encore lorsque leur région est en pleine récession économique. L’art de la politique est de sentir à quelle vitesse peuvent se produire les révolutions nécessaires. Les gens doivent recevoir les signaux nécessaires à temps pour s’adapter. Des mesures transitoires peuvent être nécessaires pour les personnes particulièrement vulnérables à un tax-shift, par exemple.

Financement

Si le système fiscal est correct, les subventions de toutes sortes, par exemple pour l’installation de panneaux solaires, sont moins nécessaires. En Belgique, l’un des principaux flux de subsides est le soutien aux éoliennes en mer du Nord. Comme souvent, la subvention est cachée sous la forme d’obligations de service public. Plus précisément, dans ce cas, Elia, le gestionnaire du réseau haute tension, est obligé d’acheter l’électricité des parcs éoliens à un prix beaucoup plus élevé que le prix du marché[6]. Elia paie des montants d’environ 107 €/MW, tandis que le prix de l’électricité fluctue autour de 40 €/MW sur la bourse[7]. Cela coûte au citoyen des milliards d’euros et n’apparaît nulle part dans le budget de l’État. La fin ne justifie pas les moyens. Imposer des obligations financières aux entreprises du secteur de l’énergie sous couvert d’obligations de service public est une “supercherie démocratique”. L’arrêté royal en question ici, a été proposé par Olivier Deleuze (Ecolo).

 

Plus les taxes sur l’énergie augmentent, plus les investissements dans les économies d’énergie sont rentables. La possibilité d’appliquer le « tiers-investisseur » permet alors d’accélérer ces investissements[8]. Il faut veiller à ce que les sociétés privées “tiers-investisseurs”  ne se limitent pas trop aux interventions hyper-rentables en laissent de côté les interventions plus profondes. Certaines autorités publiques, comme la ville d’Ostende[9], ont pris des initiatives pour jouer eux-mêmes un rôle de tiers-investisseur.

Quotas d’émission

Dans un système de quotas d’émission[10], les droits à polluer sont généralement distribués gratuitement aux “pollueurs” sur la base de leurs émissions passées. Ensuite, ils peuvent échanger les certificats afin que l’effort de réduction des émissions ait lieu à l’endroit le plus approprié. Ce système convient bien à la distribution des quotas entre les États du monde entier. Ce n’est pas une bonne solution pour les pollueurs dans le pays. Une taxe sur les émissions convient mieux.

 

La répartition des quotas d’émission est une décision politique sensible. Pourquoi quelqu’un (un État, une entreprise) doit-il recevoir plus de cadeaux parce qu’il a pollué plus par le passé? Cela génère de la frustration parmi les acteurs les plus propres.

 

Il est possible qu’une usine émettant de grandes quantités de CO2 doive (temporairement) bénéficier d’un régime favorable pour pouvoir concurrencer les étrangers. Mais cela peut être réglé aussi bien dans un système de taxes sur les émissions que dans un système de quotas d’émission. On peut mettre en place un système d’exemption (partielle) des taxes sur les émissions.

Les règlements

La réglementation est importante, mais ne doit pas devenir une monoculture dictatoriale. Un jour, un régime fiscal favorable est appliqué au diesel, l’autre jour, le diesel est interdit … Il ne faut pas travailler exclusivement avec des réglementations. Cela encouragerait également la fraude.

 

Le contrôle de l’application des règles et de la fiscalité est important. Il doit être structuré au niveau international. Les organismes de contrôle officiels doivent être protégés contre les ingérences politiques (y compris pour les nominations) et doivent disposer de moyens suffisants (y compris des moyens juridiques). Plus les amendes sont élevées, moins il faudra dépenser d’argent pour des contrôles étendus.

 

La politique climatique est tellement vaste que certains partis politiques proposent d’introduire un test climatique pour chaque initiative gouvernementale, de la même manière qu’un avis de l’Inspection des finances doit actuellement être demandé.

Mobilisation de la population

Pour obtenir la participation de la population, il faut veiller à ce qu’elle soit bien informée. Pour y arriver, le gouvernement peut compter sur des initiatives de la base. Une bonne méthode consiste à organiser des appels à projets, où les meilleurs candidats reçoivent une subvention suffisante. Lors de l’analyse des propositions, il convient de prêter attention à la qualité scientifique du contenu. Le climat n’est pas servi avec des slogans simplistes. Les demi-vérités sont souvent des mensonges complets. Nous avons rencontré des kits pédagogiques où la technologie était présentée comme « ennemi » du développement durable !

 

Un label de qualité pour les produits durables est une bonne mesure, mais il doit être “lisible” pour le citoyen moyen. Il doit y avoir un seul système avec des contrôles stricts. Le gouvernement, le secteur de l’éducation et les médias peuvent certainement contribuer à la popularité du label.

Gestion de l’eau

La politique de l’eau pourrait être plus préoccupante à l’avenir, y compris dans nos pays. Nous devons pouvoir supporter des sécheresses plus longues. Cela a donc également un lien avec l’évolution du climat. Il existe des traités internationaux pour garantir le transit du pétrole et du gaz naturel (via des pipelines). Le secrétariat de la Charte de l’énergie[11] y travaille. Il semble grand temps de faire de même pour le transit de l’eau.

 

Jean-Paul Pinon, le 3 septembre 2019

 
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[1] Nasa Goddard Space Flight Center, Satellite sea level observations, since 1993.

[2] Global and Regional Sea Level Rise Scenarios for the United States (PDF) (Report) (NOAA Technical Report NOS CO-OPS 083 ed.). National Oceanic and Atmospheric Administration. January 2017.

[3] En augmentant le recours aux panneaux solaires, le solde énergétique peut même être positif.

[4] https://economie.fgov.be/fr/themes/energie/securite-dapprovisionnement/etude-prospective-electricite

[5] https://www.wecitizens.be/fr/la-valeur-economique-d-une-vie/

[6] Article 14 de l’arrêté royal du 16/7/2002 relatif à l’établissement de mécanismes visant la promotion de l’électricité produite à partir des sources d’énergie renouvelables [et l’indemnisation des titulaires d’une concession domaniale offshore en cas d’indisponibilité du Modular Offshore Grid]

[7] Voir http://www.belpex.be/ , consulté le 30/8/2019 

[8] Voir p.ex. http://mem-envi.ulb.ac.be/Memoires_en_pdf/MFE_05_06/MFE_Quicheron_05_06.pdf

[9] http://www.eeaward.be/wp-content/uploads/2017/03/Persdossierresultaten2012.pdf , p 6.

[10] En anglais, Emmision Trading System (ETS)

[11] https://energycharter.org/

Reconnaissance du culte, pour un islam intégré

Posté le dans geen categorie, Non classé @fr.

A l’horizon 2030 près de 10% de la population belge sera musulmane. Le radicalisme religieux est-il un danger croissant ? Pour favoriser l’intégration de l’islam dans notre société, les auteurs de cet article suggèrent de refaire le processus de reconnaissance des cultes, sur une base corrigée.

 

Objectif

De nombreux musulmans subissent un traitement discriminatoire, si pas désobligeant, uniquement à cause de leur appartenance religieuse. Nous ne pouvons pas laisser pourrir cette situation, qui peut générer une escalade de mépris ou de haine. Dans cet article, nous suggérons une mesure, parmi d’autres, qui favoriserait l’émergence et l’indépendance du courant islamique national.

 

Dans un contexte de défiance

Lors des élections du 25 mai 2014, l’affirmation suivante a été soumise aux candidats et aux électeurs, dans le cadre du GPS électoral : « L’islam est assimilable dans notre société. ». Avec l’aide de l’ASBL Libertas, une analyse statistique des réponses a permis de dégager l’opinion de la population belge, qui se distribuait comme suit : Tout à fait d’accord, 8,6% ; Plutôt d’accord, 21,5% ; Je ne me prononce pas, 10,4% ; Plutôt pas d’accord, 25,6% ; Pas du tout d’accord, 33,9%.

 

La réponse des candidats se distribue très différemment : Tout à fait d’accord, 24% ; Plutôt d’accord, 39% ; Je ne me prononce pas, 20% ; Plutôt pas d’accord, 7% ; Pas du tout d’accord, 10%.

 

Quelles peuvent être les causes de cette disparité d’opinion entre les candidats et le reste de la population ?

  • La réponse des candidats est publique, tandis que les citoyens répondaient sous le couvert de l’anonymat. On peut soupçonner que certains candidats n’étaient pas sincères et fournissaient une réponse calculée en fonction de l’effet électoral.
  • Les acteurs politiques ont une plus grande expérience du compromis et de la gestion de la diversité. Ils peuvent penser que l’intégration de l’islam est un défi de plus, qu’ils sauront bien affronter.
 

Qu’est-ce l’islam ?

L’islam couvre des réalités tellement différentes qu’il est difficile de prendre une position globale face à la question de son intégration dans notre société. Il y a des musulmans bien intégrés dans notre société, mais il y a aussi des radicaux qui se réclament de l’islam, sans parler des branches terroristes comme Al Qaeda et l’État Islamique. Personne ne dispose d’une autorité d’arbitre pour « excommunier » quelqu’un de la communauté musulmane, à l’instar de ce qui existe dans l’Église catholique.

 

Tout le monde peut légitimement œuvrer pour faire évoluer la société dans le sens qui correspond à ses convictions. Certains se demandent ce qu’il adviendrait si les musulmans disposaient d’une confortable majorité politique dans le pays ? Comment interprèteront-ils le Coran, qui semble, pour la plupart, prôner une tutelle de l’autorité religieuse sur l’État ? Quel sera, parmi les divers courants musulmans, celui qui aura le dessus ?

Nous pensons que la réponse dépend en bonne partie des autorités publiques d’aujourd’hui, de la façon dont elles favorisent l’intégration des musulmans.

 

Statistiques : les rapports de force
Selon le rapport statistique annuel publié par l’Église catholique en Belgique[1], 286.393 personnes ont participé à la messe dominicale le 3ème dimanche d’octobre 2016. Sur une population de 11 millions, cela représente 2,6%. Mais si on interroge les gens sur leur « fond religieux », 52,76% de la population belge se déclare catholique.

 

Suivant le sociologue Jan Hertogen, l’islam serait déjà la religion la plus pratiquée en Belgique. Il calcule qu’en 2015, il y avait 781.887 musulmans en Belgique[2]. Il estime que la proportion de musulmans passerait de 7% à 9,3% de la population belge entre 2015 et 2030. Nous ne savons pas combien, parmi les musulmans, sont pratiquants.[3]  
Au niveau communal, Saint-Josse a la plus grande proportion de musulmans, estimée à 45%. Notons qu’avec un peu plus de 27.000 habitants, Saint-Josse est une des cinq plus petites communes de la Région Bruxelles Capitale.

 

Islam et Droits humains

Le niveau d’intégration dans notre société pluraliste se mesure, entre autres, au respect de la liberté religieuse, à la séparation Église-État et au respect des droits de la femme.

Nombreux sont les pays où un islam radical s’impose, et où les gens sont torturés ou mis à mort parce qu’ils quittent (la pratique de) l’islam, ou parce qu’ils sont à l’origine d’une conversion d’un musulman vers une autre religion. D’ailleurs, il ne faut pas chercher à l’étranger, pour constater de nombreuses injustices subies au sein-même de leur famille, par certains musulmans qui abandonnent cette religion. Peut-on reconnaître aujourd’hui en Belgique un culte qui n’enseigne pas clairement la liberté de religion ?

 

La séparation des institutions de l’Église et de l’État est un des piliers des démocraties occidentales. Certains musulmans n’encouragent pas cette autonomie respective. Muhammad exerça à Médine deux fonctions « le principat et le pontificat ». En 2012, le Président égyptien, Mohammed Morsi, instaura une nouvelle Constitution qui stipulait à l’article 2 que la sharia (un code musulman) était la source de législation civile, ce qui pourrait faire de l’Égypte un État théocratique.

Force est de constater que l’islam recouvre des courants très variés, et que certains courants sont dangereusement contraires à notre conception des Droits humains et de la démocratie.

 

Distinguer islam et politique

Toutes les religions ont été confrontées avec des tentatives de récupération politique. Que ce soit dans l’Empire romain ou au Moyen-âge, nous avons eu en Europe des tyrans qui se servaient de la religion pour assoir leur pouvoir. Cela se passe actuellement dans plusieurs pays auto-proclamés musulmans. Forts de notre propre expérience européenne, nous devons éviter de condamner en bloc tous les musulmans, et admettre la sincérité de nombreux musulmans qui prennent leurs distances par rapports aux dérives impérialistes.

 

Certains posent la question bateau: si une guerre éclatait entre un (groupe d’)États dits musulmans et un (groupe d’)États occidentaux, quel camp choisiraient les musulmans habitant ces États occidentaux ? Nous pensons que les musulmans de nos contrées seraient divisés sur cette question, comme sur toutes les questions.

Aussi longtemps que les imams viendront de l’étranger, le risque est réel d’avoir un patriotisme prédominant marocain, turque, saoudien, etc. chez les musulmans belges. Il nous semble urgent d’inverser la tendance à « importer » des prédicateurs musulmans. Nous donnons ici deux petites illustrations du problème évoqué.

 

Sur le site de l’Exécutif musulman belge, il y a une section « Nos services – Service Imams ». Le premier titre est « Demande d’autorisation de travail pour un Imam ressortissant non-européen »[4]. La place importante donnée à cette page internet s’explique par le changement de législation, mais aussi par l’ampleur du phénomène d’importation.

 

Il règne une certaine opacité concernant le Conseil des théologiens musulmans, dont nous ne trouvons pas la composition sur internet. Cheikh Tahar Toujgani semble être un protagoniste de ce Conseil. Or il a en même temps une activité professionnelle de défense des intérêts politiques du Maroc.

 

« Valeur ajoutée » des religions

Par ailleurs, il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain. L’État peut constater l’influence bénéfique des religions. Les vrais croyants adhèrent à des principes moraux, et les respectent mieux que les gens sans scrupules. Ces derniers poursuivent leur intérêt personnel au détriment de l’intérêt général, tant que le contrôle policier ne les retient pas. L’islam enseigne de nombreux préceptes moraux qui sont tout bénéfice pour la collectivité.

 

Le processus de reconnaissance d’une communauté religieuse

La reconnaissance fédérale d’un culte se fait par l’adoption d’une loi. La demande est examinée sous cinq critères : nombre suffisant d’adeptes, existence d’un organe représentatif qui entretient les contacts avec l’autorité publique, présence en Belgique depuis suffisamment longtemps, intérêt social, absence d’activités contraires à l’ordre public. L’islam est reconnu comme culte depuis 1974[5].

 

Ensuite, les Communautés interviennent dans l’organisation matérielle et administrative. La reconnaissance, par la Communauté (flamande, francophone ou germanophone), d’une paroisse ou d’une mosquée (communauté islamique locale) se fait après avoir obtenu l’avis de la commune, de la province, du SPF de la Justice et de la Sûreté d’État. Début 2015, il y avait 24 mosquées reconnues en Flandre.

 

La reconnaissance d’une mosquée ne peut pas être refusée si le demandeur satisfait tous les critères. Parmi les critères, il y a la déclaration écrite d’exclure de la communauté les individus qui contreviennent notre Constitution ou le Traité de protection des Droits de l’homme.

 

Faiblesses de la procédure actuelle

L’islam est une sorte de protestantisme avant la lettre, où chacun est responsable de l’interprétation qu’il fera de l’Écriture révélée. L’histoire récente en Belgique montre combien il est difficile d’avoir un vrai représentant du culte islamique du terroir : c’est probablement encore plus illusoire qu’avoir un représentant pour absolument tous les chrétiens.

 

On n’imagine pas une reconnaissance du « culte chrétien ». Le législateur a bien évidemment reconnu séparément les catholiques, les protestants, les anglicans et les orthodoxes. La reconnaissance globale d’un « culte chrétien » serait ingérable, incontrôlable, source de confusion.  Le moment est venu de se défaire de l’idée que les musulmans puissent être reconnus tous en bloc.

 

Promouvoir un islam occidental

Les musulmans doivent se définir avec plus de précision, et solliciter séparément la reconnaissance pour différents courants religieux. Pour être reconnu, un culte musulman doit présenter une homogénéité doctrinale suffisante, doit rejeter formellement certaines interprétations du Coran, doit prendre officiellement distance par rapport à certains autres courants. Ceci signifie entre autres qu’on doit examiner s’il y a des liens, financiers et idéologiques, avec les différents États dits islamiques.

 

Le resserrement des critères de reconnaissance d’un culte en Belgique devrait conduire l’islam à se « compartimenter » comme cela s’est fait chez les chrétiens. Si l’ingérence des autorités civiles dans les affaires religieuses serait contraire au principe de séparation susmentionné, l’État doit néanmoins développer une procédure qui nous protège correctement contre des foyers de fanatisme et de radicalisme.

 

Conclusion : il faut refaire le processus de reconnaissance des cultes sur une nouvelle base

Il est donc temps de :

  1. Revoir les conditions de reconnaissance des cultes et rendre le processus plus transparent. Selon les nouveaux critères, l’islam ne pourra plus être reconnu globalement.
  2. Déclarer caducs toutes les reconnaissances actuelles, dans quatre ans, par exemple.
  3. Ce délai permet aux cultes d’introduire leur demande de reconnaissance selon le nouveau régime (cf.n°1).
 

Nous pensons que ce processus de clarification est le meilleur service à rendre à l’islam. Il en sortira une ou plusieurs branches d’obédience musulmane (« l’islam européen ») qui seront bien insérés dans notre société démocratique. Il sera plus facile pour l’autorité civile d’exercer le contrôle de conformité avec les Droits humains. Il sera plus facile alors, pour les autres concitoyens, de cohabiter sans arrière-pensées avec ces musulmans-là. Rappelons aussi que l’absence de reconnaissance n’est pas, en soi, un blâme pour un culte. Il y a des courants religieux très respectables non-encore reconnus comme culte en Belgique, tel le bouddhisme par exemple.

 

Bruxelles, 14 août 2019.

Jean-Paul Pinon et Radya Oulebsir


 

[1] http://newsletter.cathobel.be/181120/2018_Rapport_annuel_Eglise.pdf (consulté le 6/6/2019)

[2] https://www.sudinfo.be/art/1580627/article/2016-05-24/781887-musulmans-vivent-en-belgique-decouvrez-la-carte-commune-par-commune (consulté le 6/6/2019)

[3] Cet article n’aborde pas la définition de la pratique religieuse (assidue).

[4] https://www.embnet.be/fr/demande-dautorisation-de-travail-pour-un-imam-ressortissant-non-europeen (consulté le 14 août 2019).

[5] Loi du 19 juillet 1974 portant reconnaissance des administrations chargées de la gestion du temporel du culte islamique.

Mise en ligne du GPS électoral de NousCitoyens

Posté le 16/05/2019 dans geen categorie, Non classé @fr.

Communiqué de presse du 22 mai 2019

WeCitizens a mis en ligne son GPS électoral pour les élections européennes, fédérales et régionales. Le GPS électoral est une initiative citoyenne indépendante, y compris des groupes de presse. Il permet de sélectionner, non seulement les partis, mais aussi les candidats, en fonction des préférences personnelles de l’électeur-internaute. Grâce à son lien avec la base de données PoliticiansOnline, l’électeur se voit offrir un parcours-découverte passionnant pour trouver le meilleur parmi les candidats transparents.
 
Le GPS électoral est un système d’aide au vote (SAV) permettant de trouver les candidats aux élections dont le profil présente la plus grande affinité avec votre façon de penser: voyez un vidéo de deux minutes. Le GPS électoral est totalement gratuit et multilingue. La popularité du SAV est illustrée par les chiffres de mars 2017 aux Pays-Bas. Lors de leurs élections législatives, les Néerlandais ont consulté 9,9 millions de fois les trois plus gros SAV.
 
L’utilisateur remplit (tout ou partie d’)une série de questions fermées. Le système calcule le score de chaque candidat. Le score de 100% signifie que le candidat a répondu exactement de la même façon que l’utilisateur à toutes les questions. Le résultat est une liste de candidats dans l’ordre d’affinité idéologique. Tant la méthodologie de calcul que les questionnaires utilisés, sont approuvés par le Comité scientifique de NousCitoyens (= WeCitizens).
 
À la différence des SAV proposés par les concurrents, le GPS électoral permet de sélectionner les candidats, en plus des partis. Ceci suppose donc un travail colossal : trouver et questionner des milliers de candidats.  Même si vous avez déjà décidé pour quel parti vous voulez voter, il faut encore utiliser le GPS électoral pour découvrir qui, à l’intérieur du parti, vous représente le mieux.

De toute façon, nous ne pouvons pas obliger les candidats à participer. Alors que NousCitoyens leur offre gratuitement une visibilité, ils ne remplissent pas forcément leur profil (photo, CV, priorités, succès, etc). En remplissant le questionnaire, le candidat se dévoile. L’électeur est-il disposé à voter pour un candidat qui refuse d’afficher sa couleur ? La transparence n’est-elle pas un préalable pour accorder sa confiance à un candidat ?
 
Une autre différence est que l’utilisateur rempli un questionnaire unique, pour toutes les élections : il ne faut pas remplir trois questionnaires pour trois élections différents. Le système sélectionne automatiquement les questions en fonction de la Région de l’utilisateur. Après 20 réponses, l’utilisateur peut déjà demander de voir les résultats, pour les trois élections. Mais il est encouragé à aller jusqu’au bout (plus de 50 questions) pour obtenir des résultats plus précis.
 
Un grand avantage du GPS électoral est son lien avec PoliticiansOnline, la plus grande base de données, publiquement accessible, qui renseigne sur les acteurs politiques belges. Dans la liste des candidats, fournie par le GPS électoral, chaque nom est cliquable et renvoie à la page web spécialement conçue pour offrir une synthèse utile aux électeurs. Ainsi, NousCitoyens propose un parcours-découverte à la recherche des candidat(e)s de votre cœur : rendez-vous le 26 mai !
NousCitoyens a fait un effort considérable pour contacter tous les partis et demander leurs listes de candidats. Les partis ne répondent pas tous. Il y a au total 6.807 candidats. Au 15 mai, nous avons pu en contacter 4.137. Parmi les grands partis, le PS, PTB, Défi et Listes Destexhe n’ont pas communiqué les listes de candidats avec email. Malgré cela, NousCitoyens a pu trouver, les emails d’un certain nombre de leurs candidats.
 
Par ailleurs, tous les partis n’ont pas fini de répondre au questionnaire au moment de la mise en ligne du GPS électoral. Les partis sont surchargés de travail : jamais les citoyens ne les ont tant questionnés. Étant donné que le questionnement des partis et des candidats se poursuit, il y a avantage à (re)consulter le GPS électoral le plus tard possible.
 
Le GPS électoral est « dynamique » : si vous le consulter trois jours plus tard, et que des candidats supplémentaires ont rempli leur questionnaire, le résultat sera plus complet. Il est toujours temps de relancer un candidat, si vous ne le trouvez pas dans le GPS électoral. Le lien suivant permet aux candidats de s’enregistrer en ligne.
 
WeCitizens est une initiative de la base. Le GPS électoral est le seul SAV indépendant d’un groupe de presse. Les médias peuvent donc faire la publicité du GPS électoral sans se déforcer par rapport à leurs médias concurrents.
 
NousCitoyens propose quelques conseils aux électeurs.
 
Le citoyen appréciera la différence d’utilité entre le GPS électoral et les panneaux d’affichage électoral. Or pour l’ensemble du territoire national, le GPS électoral coûte dix fois moins ! La différence est que le GPS électoral ne reçoit pas de subsides, et dépend donc des dons des électeurs.
 

Informations pratiques

Bannières: compaspizzadécouverte
Le communiqué de presse en néerlandais.
Contact : Jean-Paul Pinon, adm.-dél. de NousCitoyens
pinon@wecitizens.be , GSM 0497 527751

GPS électoral : accès au formulaire d’inscription comme candidat

Posté le 20/09/2018 dans geen categorie, Meilleur fonctionnement de la démocratie, Non classé @fr.

Un des avantages de la plateforme NousCitoyens est que chaque candidat acquiert une visibilité, grâce à une page web gratuite où il peut se présenter. Si vous répondez au questionnaire du GPS électoral, vous êtes repris dans le classement des candidats fourni par NousCitoyens aux électeurs. Il est toujours possible de s’inscrire et participer au GPS électoral (il n’y a pas d’autre date limite que les élections).
 

La participation se fait en trois étapes : (1) votre enregistrement dans notre base de données. Voyez sur www.PoliticiansOnline.be/fr si vous êtes déjà inscrit. (2) Dans votre profil (en mode édition) apparaît un onglet « Candidat 2019 », où vous pouvez indiquer où vous êtes candidat. (3) Dans le même onglet, apparaît ensuite un questionnaire. Pour être repris dans le GPS électoral, il faut avoir répondu à TOUTES les questions.

Le lien suivant donne accès direct au formulaire d’inscription.
 

Ce lien ne fonctionne pas partout correctement. Dans ce cas procéder comme suit :

  • Page d’accueil : politiciansonline.be/fr
  • En haut à droite, cliquez sur Login
  • Cliquez en bas de la page sur : « Je ne suis pas répertorié: m’y ajouter »

GPS électoral de NousCitoyens – élections communales

Posté le 13/09/2018 dans geen categorie, Non classé @fr.

Communiqué de presse

 

En partenariat avec un groupe de média, NousCitoyens prépare un système d’aide au vote, appelé le GPS électoral. Grâce à cet outil internet, l’électeur découvrira qui sont les candidats de sa commune, avec qui il a le plus d’affinité politique. Les candidats sont invités à s’inscrire dès maintenant, via la plateforme NousCitoyens. 

 

Le GPS électoral est un outil internet qui enregistre les réponses des candidats politiques à un questionnaire spécialement conçu pour dégager leur profil politique. Avant les élections, l’électeur est invité à remplir le même questionnaire politique. Le système d’aide au vote (SAV) compare les positions politiques de l’électeur avec celles des candidats, et donne un score à chaque candidat. Ensuite il fournit à l’électeur la liste des candidats dans l’ordre d’affinité politique. Un vidéo-clip de 2’ présente le concept sur Youtube.

 

Les SAV deviennent très populaires. Aux Pays-Bas, lors des élections législatives de mars 2017, les trois plus gros systèmes d’aide au vote ont été consultés ensemble 9,9 millions de fois. Pour les élections communales de mars 2018 aux Pays-Bas, pas moins de 44 villes et communes ont payé pour que leur population dispose d’un système d’aide au vote.

 

Le GPS électoral est développé par l’ASBL NousCitoyens, et diffusé par un consortium de plusieurs médias : METRO, Sudpresse, Le Vif. C’est le seul SAV en Belgique qui permet de sélectionner les candidats (et pas seulement les partis ou les têtes de listes). Il sera disponible pour l’électeur à partir du 5 octobre sur le site des médias partenaires, ou sur le site de NousCitoyens (www.gps-electoral.be).

 

Le GPS électoral est cent fois plus intéressant que les panneaux électoraux ! Ces derniers sont fatalement injustes, du fait qu’ils ne peuvent pas présenter tous les candidats. Dans le répertoire politique associé au GPS électoral, chaque candidat peut se présenter gratuitement sur une page web spécialement conçue pour/par les électeurs.

 

C’est la première fois qu’un GPS électoral est produit pour les élections communales. L’utilisateur donnera son code postal. Au terme de l’exercice, il recevra deux classements : les candidats de sa commune et les listes électorales. En cliquant sur le nom d’un candidat, il ouvre la page web ou le candidat aura pu indiquer, parmi d’autres choses, ses quatre priorités politiques et ses trois succès personnels.

Avis aux candidats !

Pour que le GPS électoral puisse mentionner un candidat dans le classement fourni à l’électeur, il est indispensable que le candidat ait répondu au questionnaire du GPS. NousCitoyens prend certaines initiatives pour enregistrer des candidats dans sa base de données, mais il incombe avant tout aux candidats eux-mêmes de s’inscrire en ligne.

Financement du GPS électoral

L’outil est pris en charge par NousCitoyens, qui n’a reçu aucun subside pour le réaliser. Même si la plus grande partie du travail est exécuté par des bénévoles, un appel est fait aux citoyens pour soutenir l’initiative. Cet appel est d’autant plus urgent que, le 28 août, NousCitoyens a fait l’objet d’un sabotage informatique (hacking) qui a obligé de restaurer complètement son site web. Les dons peuvent être versés sur le compte : BE16 7350 3219 3274.

A propos de NousCitoyens

NousCitoyens se positionne comme ‘test-achats’ de l’électeur, ‘wikipedia’ des acteurs politiques, institut d’éducation citoyenne et observatoire de la gestion publique. Parmi les outils de transparence publiés sur internet, figure PoliticiansOnline. Avec plus de 8400 acteurs répertoriés, cette ‘banque carrefour’ du monde politique, est la plus grande, publiquement accessible. Une vingtaine d’associations sont devenues membres effectifs, parmi lesquelles Test-Achats.

Bruxelles, 13 septembre 2018.

ÉLECTIONS : LE  GPS  ÉLECTORAL  DE  NOUSCITOYENS

Posté le 04/08/2018 dans geen categorie, Non classé @fr.

Elections communales du 14/10/2018

Le GPS électoral est produit par NousCitoyens, en partenariat avec Metro, Sudpresse et Le Vif. Il sera disponible à partir du 5 octobre, via www.gps-electoral.be.

 

Je suis candidat. Pourquoi et comment participer au GPS électoral?

Un des avantages de la plateforme NousCitoyens est que chaque candidat acquiert une visibilité, grâce à une page web gratuite où il peut se présenter. Si vous répondez au questionnaire du GPS électoral, vous êtes repris dans le classement des candidats fourni par NousCitoyens aux électeurs. Il est toujours possible de s’inscrire et participer au GPS électoral (il n’y a pas d’autre date limite que les élections).

 

La participation se fait en trois étapes : (1) votre enregistrement dans notre base de données. Voyez sur www.PoliticiansOnline.be/fr si vous êtes déjà inscrit. (2) Dans votre profil (en mode édition) apparaît un onglet « Candidat 2018 », où vous pouvez indiquer où vous êtes candidat. (3) Dans le même onglet, apparaît ensuite un questionnaire d’une trentaine de question fermées.

L’accès au premier formulaire se trouve ici. Il y a plus de 14.000 acteurs politiques enregistrés sur PoliticiansOnline.

 

Description de l’outil

Le GPS électoral est un système d’aide au vote permettant de trouver les candidats aux élections dont le profil présente la plus grande affinité avec votre façon de penser: voyez un vidéo de deux minutes. Le GPS électoral est totalement gratuit et multilingue.

L’utilisateur remplit (tout ou partie d’)un questionnaire d’une trentaine de questions fermées. Le système calcule le score de chaque candidat. Le score de 100% signifie que le candidat a répondu exactement de la même façon que l’utilisateur à toutes les questions. Le résultat est une liste de candidats dans l’ordre d’affinité idéologique.

Tant la méthodologie de calcul que les questionnaires utilisés, sont approuvés par le Comité scientifique de NousCitoyens.

Un grand avantage du GPS électoral est son lien avec PoliticiansOnline. Dans la liste des candidats, chaque nom est cliquable et renvoie à la page web spécialement conçue pour offrir une synthèse utile aux électeurs.

NousCitoyens propose quelques conseils aux électeurs.

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Un classement des candidats, sur mesure, proposé par NousCitoyens

Posté le 19/03/2018 dans geen categorie, Meilleur fonctionnement de la démocratie, Non classé @fr, NousCitoyens.

À l’approche des élections, certains mouvements citoyens et groupes d’intérêt souhaitent informer leurs membres et sympathisants, en indiquant quels sont les candidats qui défendent le mieux leurs revendications. Pour tout qui veut défendre ses valeurs ou ses intérêts dans une démocratie, c’est plutôt un « must ». Il est plus intéressant d’évaluer les candidats que les partis, mais cela demande un travail considérable. NousCitoyens est l’opérateur technique, qui permet de réaliser facilement et plus efficacement un tel projet.
 

Pourquoi une recommandation de vote pour des partis est moins pertinente ?

Si vous faisiez une recommandation de vote pour l’un ou l’autre parti, vous risqueriez de vous aliéner et vos membres, et les partis. En revanche, l’information que vous pourrez donner concernant des individus au sein de chaque parti est, elle, tout à fait politiquement correcte.

Beaucoup de citoyens votent pour un parti, alors qu’ils divergent sur la moitié du programme électoral. En visant les candidats, on peut obtenir un meilleur score d’affinité politique.
 

Pourquoi s’intéresser aux candidats ?

A l’intérieur des partis, les gens ont des avis divergents. Les partis sont des « mini-démocraties ». Il est utile de donner, par les voix de préférence, plus de poids aux candidats qui partagent résolument vos opinions.

Dans une circonscription électorale, il y a de l’ordre de 300 candidats. Si on n’aide pas l’électeur, il ne trouvera pas les candidats qui le défendent le mieux. Votre classement des candidats, tout comme le GPS électoral, sont des indications pertinentes pour aider le citoyen sur son parcours-découverte des meilleurs candidats.
 

Situation sans notre outil

Certains groupes rédigent un questionnaire permettant d’évaluer quels candidats aux élections défendent le mieux leurs intérêts/valeurs. L’effort pour contacter les candidats est tellement grand, que ces groupes y renoncent et se contentent d’interroger les partis. Suite à un travail d’analyse manuel, ils peuvent alors diffuser, par leurs moyens, le comparatif des partis. A moins d’avoir une couverture médiatique, la diffusion des résultats reste très limitée.
 

Avantages du service offert par NousCitoyens

Nous appelons « Groupe » l’organisation qui demande à NousCitoyens d’établir le classement « sur mesure » des candidats aux élections.

  • Le Groupe se décharge des tâches administratives, et peut se concentrer sur la communication, sur la mobilisation des électeurs.
  • Le Groupe atteint beaucoup plus de candidats politiques, dans toutes les circonscriptions.
  • Si le Groupe récoltait lui-même les réponses des candidats, il risquerait d’encourir un biais (réponses ‘calculées’).
  • L’outil de campagne permet de mobiliser les membres.
  • La page de résultats est dynamique (mise à jour au fur et à mesure que de nouveaux candidats répondent), et le nom des candidats est cliquable vers la plus grande base de données du pays renseignant sur les acteurs politiques.
  • NousCitoyens contribue à la diffusion des résultats.

 

Prestations de NousCitoyens : offre de Basique, € 2.870

Cette option est réservée aux ASBL, associations de fait ou fondations qui ont maximum deux salariés, équivalents plein-temps.

a) Questionnaire
NousCitoyens révise la formulation des questions fermées sélectionnées par le Groupe, en principe une demi-douzaine. Les questions sont traduites de façon à être disponibles en FR-NL-EN.

b) Enregistrement des acteurs politiques ciblés
NousCitoyens fait un effort raisonnable pour trouver et enregistrer dans sa base de données les candidats aux élections visées.

c) Collecte des réponses
NousCitoyens envoie à tous les partis et tous les candidats ciblés un courriel d’invitation à répondre au questionnaire. Des courriels de rappel sont envoyés régulièrement à ceux qui n’ont pas répondu.

d) Outil de campagne
Afin d’augmenter le taux de réponse des candidats, NousCitoyens offre au Groupe l’outil de campagne. Il s’agit d’une page web permettant d’envoyer, moyennant quelques clics, des rappels personnels aux politiques qui n’ont pas encore répondu aux questions. Le Groupe peut diffuser à tous ses sympathisants le lien URL vers cette page.

e) Publication immédiate des réponses collectées
Tout qui consulte le Répertoire politique de NousCitoyens trouve aisément et gratuitement les réponses des acteurs politiques. Cette banque-carrefour du monde politique est la plus grande en Belgique, publiquement accessible.

f) Production du classement des candidats et des partis
La méthodologie de calcul est la même que pour le GPS électoral.

Le Groupe dispose d’un lien vers ces pages de résultats dynamiques. Un menu permet au lecteur de sélectionner la page correspondant à une élection et une circonscription déterminée.

Le Groupe peut présenter les résultats sous une autre forme, qu’il produira, moyennant la mention : « Classement calculé par NousCitoyens sur base des instructions de [Groupe] ».
 

Prestations de NousCitoyens : offre Premium, € 5.600

En plus des prestations « standard », ce package comprend :

a) Notices
Sur base des informations fournies e.a. par le Groupe, NousCitoyens rédige une note explicative. La notice, de 800 caractères maximum, qui accompagne la question, doit être neutre. Elle explique le contexte et les enjeux, si possible, chiffres à l’appui. La notice est traduite de façon à être disponible en FR-NL.

b) Annonce
La campagne (cf. le (d) ci-dessus) est annoncée dans la newsletter de NousCitoyens, qui est ouverte par environ 25.000 lecteurs, parmi lesquels les journalistes politiques.

c) Partis politiques
Si le courriel de rappel aux partis politiques n’a pas d’effet, des démarches plus personnelles sont entreprises pour obtenir les réponses des partis. Ceci concerne les partis avec au moins un député.

d) Page d’explication (service opérationnel prochainement)
NousCitoyens publie, pour chaque question, une page inventoriée, accessible par son moteur de recherche, où figurent toutes les informations disponibles concernant la question. Notamment une statistique sur les prises de position des acteurs politiques. Ceci concerne les questions qui sont de la compétence d’au moins un parlement.

e) Vote virtuel au parlement (service opérationnel prochainement)
Dans cette page d’explication figurera le résultat d’un vote virtuel de chaque parlement concerné: si la question était soumise aujourd’hui à votation au parlement, quel serait le résultat. Le calcul se fait sur base des réponses des partis, publiées dans le Répertoire politique.

f) Publication de la recommandation
NousCitoyens publie la liste des recommandations de vote produites à l’aide de ses outils. Cette publication n’est envisageable que si un nombre suffisant de Groupes (en principe, dix) ont fait appel aux services Premium de NousCitoyens.
 

Offre Gold : € 10.000

En plus des prestations « Premium », ce package comprend :

a) Sondage de l’opinion publique
Si vos questions sont reprises dans un GPS électoral, elles feront l’objet d’un sondage de l’opinion publique.

b) Votes parlementaires
NousCitoyens examine si les questions ont fait l’objet de votes parlementaires dans les quatre dernières années et transcrit les résultats dans la page explicative.

c) Avis d’autres personnes influentes
NousCitoyens fait un screening de la presse afin d’identifier les personnes influentes s’étant prononcées sur le sujet (pour ou contre) : professeurs d’université, experts de thinktanks, éditorialistes, etc. Ces personnes sont ajoutées au Répertoire Politique.

d) Article
NousCitoyens publie, dans sa newsletter, un article neutre avec les arguments pour et contre. L’article analyse aussi les réponses récoltées auprès des acteurs politiques.
 

Contact

Jean-Paul Pinon, 0497 527751.
Pinon (at) WeCitizens (dot) be

L’offre ci-dessus est susceptible d’évoluer. Les prix applicables sont ceux publiés sur le site de NousCitoyens le jour de la commande écrite.
Dernière mise à jour: 11/3/2019